Corsica

A l'orée des vacances d'été où beaucoup convergent vers une destination prisée, voici un hymne d'amour à sa terre chanté par Petru Guelfuccci (retourné depuis à son métier d'apiculteur après avoir porté sa voix jusqu'au Québec) pour apprécier avec humilité la diversité que les Dieux ont donné à ces lieux.

J'aime aussi les images qui accompagnent cette chanson, il me semble reconnaître chaque endroit, elles révèlent l'attachement que je porte -inconsciemment je dois l'avouer- à l'endroit où j'ai grandi et où mesfilles sont en ce moment.

Allez, petit cours de prononciation pour pouvoir tenir une conversation :



Corsica


"Dans un coin du monde,
il y a un lieu de tendresse
qui embaume mon coeur de pureté,
joyau merveilleux
ne cherchez pas de ressemblance
vous ne trouverez pas sa pareille
elle est unique, unique et chère
Corsica.

Il fait tellement envie
ce rocher
dans la mer,
trésor qui étincelle
sacré comme un autel.
Calme, douce comme une agnelle
généreuse et accueillante,
elle se révolte et se rebelle
si l'on méprise les siens.
Corsica."

11 juillet 2008

Chamfort

"En France, une femme meurt tous les 3 jours du fait de violences conjugales".

A elle seule, cette phrase devrait se passer de commentaires tellement l'énormité de son sens me paraît hallucinante, et pourtant elle mérite qu'on s'y attarde un peu puisque comme dab, tant que ça nous touche pas, on n'sent rien...

"On frappe moins sa femme (ou on porte moins plainte) en Auvergne que dans la région parisienne" dit encore cet article, encore un constat du malaise ambiant et dépressif qui s'empare de notre génération citadine.
L'accumulation de déceptions et de frustrations dûes en grande partie aux rêves de richesses -croissants au rythme où l'économie dégringole- fait disjoncter les plus faibles ; ils rejettent alors leur rancoeur sur leur ménage, seul repère stable subissant les variations de Richter.

Nouveau constat pessimiste qui n'est que l'énoncé des faits... A vouloir le meilleur, il est vital ne pas se tromper de combat.


"Tout homme qui, à quarante ans, n'est pas misanthrope, n'a jamais aimé les hommes" - Chamfort.

Jo - pile à l'heure...


9 juillet 2008

India


Un jour je suis entré dans un commerce à Amsterdam où le tenancier, sosie de Prince jusqu'à la taille, diffusait cette chanson à fond les watts (je vous laisse imaginer la scène surréaliste...).


J'sais pas si vous avez déja connu un coup de foudre musical, pour ma part j'en ai eu très peu de cette intensité.




Jo - partage

26 juin 2008

in/off


Il a y ces expressions toutes faites dont certains usent fréquemment : "on n'est rien", "c'est la vie" et autres conneries pas toujours réfléchies.


A midi, il y a eu cette camionnette qui est montée un peu violemment sur le trottoir face à mon commerce ; ça a fait du bruit parce-qu'elle a carrément descellé un plot anti-stationnement.
ça m'a fait marrer, j'me demandais c'que c'était encore qu'ce truc.

Et puis le moteur s'est mis à ronfler rageusement en laissant s'échapper une épaisse fumée noire, le conducteur se tenait agrippé à son volant et son torse faisait de violents mouvements d'aller-retour entre le volant et l'appuie-tête. Aussitôt un piéton s'est jeté sur sa clef de contact et a arrêté le moteur, puis le gars s'est figé sans perdre connaissance.

Quand les pompiers l'ont posé sur la civière, ce n'est pas de la fatigue qu'il y avait sur le visage de ce gaillard de 35 ans, dans son regard il n'y avait plus rien...

Ce choc m'a renvoyé vers les images de Jean-Dominique Bauby du "Scaphandre et le Papillon", l'AVC, l'attaque cérébrale imprévisible.

C'est dingue, des fois j'ai l'impression que la vie c'est passer entre les gouttes du malheur qu'aucun parapluie ne saurait protéger (métaphore facile vu le temps d'aujourd'hui).

On m'a demandé dernièrement qu'elle était la dernière fois où j'avais pleuré, là c'est ce matin...


Jo - papillon

5 juin 2008

balade

Wèèèèèè c'est vrai y a qu'des clichés, mais bon, c'est bien une petite balade quand il fait moche. Et puis l'important c'est la chanson

https://youtu.be/AWGqoCNbsvM

  Jo - planeur

50 (et 1)


50 000.


C'est aussi le nombre que nous serons demain matin à avoir regardé cette vidéo.
7000 ce matin, 12000 à 11H00 et 37498 au moment où je l'écris.


En même pas 24H...
http://www.wideo.fr/video/iLyROoafY2-A.html

50


50 000.

Au jeu de la démographie c'est 80% des habitants de Cannes, c'est 110% des bastiais, c'est Mougins+Valbonne+Mouans-Sartoux+Vallauris+Golfe et il en manque.

C'est le nombre de morts en Chine après le séisme.

Accorder le même temps d'antenne à cette catastrophe qu'à ce voyou décédée à Grasse vendredi, je trouve ça indécent. Et encore, je boycotte Tf1.
Je trouve indescente notre petite vie et nos "problèmes" face à ce grand malheur et j'aimerai qu'on nous en montre un peu plus pour grandir nos esprits et nos coeurs.
Il faut qu'on sache que des parents ont assisté à l'agonie de leur enfant en attendant des grues pour soulever des pans de murs ; que beaucoup d'hommes, de femmes, des jeunes, des vieux, des bébés, ceux qui auraient pu être nos frères, nos amis ou nos voisins sont morts lentement en subissant l'agonie de l'air qui s'en va, car quand l'espoir nous quitte, la lumière en fait de même...

Occulter cette réalité, c'est fuir. Et fuir, c'est lâche.

Oh c'est facile de la part de l'occident de fustiger les instances gouvernementales en les accusant de laxisme en privilégiant l'organisation des JO. Ils en oublient que les Chinois sont un peuple fier, problablementcelui qui nous en a montré le plus au fil de l'Histoire, ces gens qui retiennent leurs larmes et leurs plaintes au possible face aux caméras - jusqu'au maximum que le corps puisse supporter - et qui nous montrent à lafois leur intelligence et leur force et faisait exploser des pétards lors que l'un d'eux s'en va.

Merde au journaleux qui dirigent l'information, stop à ceux d'entre eux qui nous abreuvent de "love Tibet" sur leur t-shirt - tiens en passant, fuck à Fabrice Eboué, le Baffie de MOF chez ONPP dont je cherche une trace de talent pour justifier sa place à la télé - , moi j'ai envie de pleurer avec ceux qui souffrent pour partager un peu leur peine, pour leur en prendre un peu si cela était possible...

Jo - conscient

16 mai 2008

la réponse de Guillaume M.

Des fois que vous suiviez mes billets, j'avais exprimé mon opinion sur le dernier roman de Musso et lui avais adressé une copie.
Dorénavant, vous seriez sympa de ne plus parler en mal de mon nouveau copain avec lequel nous entretenons une correspondance, okéééééé ?

Jo - Ose.

-------- Original Message --------
Subject: Re: Guillaume Musso
Date: Mon, 5 May 2008 18:07:38 +0200
From: "Guillaume Musso" guillaumemusso@xoeditions.com
To:
Bonjour,
J'ai trouvé votre message à la fois très drôle et tellement vrai concernant le sens du dernier roman.
Je vous en remercie et j'espère que mon prochain roman vous donnera également matière à plaisir et à réflexion.

Guillaume Musso

ps : si seulement je ne mettais que quatre mois pour écrire mes romans...


5 mai 2008

anniv

Aujourd'hui j'ai 40 ans.

Ce fameux cap dont on me parle depuis quelques temps déja, qui, à force de l'entendre va finir par me convaincre qu'il puisse effectivement s'agir d'un cap...
C'est aujourd'hui le premier flashback, c'est ça ? Alors let's go pour une introspection (à demi) ouverte, livrée à brûle-pourpoint com dab (parce-que si j'me relis trop, je ne l'enverrai jamais !)

Tout commença en Mai 1968, jour de départ des fameux évènements : le 3. Pendant que Paris commençait la révolte, une femme donnait naissance à un (beau!) garçon dans une clinique bastiaise. Elle vivait à Bourges et avait choisi d'être près de sa famille pour donner la vie, mon père lui, ne m'a découvert que le 15 juin à Orly puisque les moyens transports étaient en grève.

RAS pour les années suivantes jusqu'à l'âge de 8 ans, où par le fait de la mauvaise interprétation d'une phrase, j'ai cru que m'a mère était morte. Un choc psychologique tellement fort qu'il en a modifié ma vie : àpartir de cet instant, j'ai bégayé.
Bègue, c'est le truc qui vous fait marrer dans certaines blagues, dans des films ou même dans des dessins animés (si si, je l'ai vu l'autre matin). Pour moi c'est celui qui induit la peur de s'exprimer, la peur de l'interro au tableau, la peur de répondre et une parole que l'on ne prend jamais. Cette différence fait qu'au moment de l'adolescence où chacun se construit une assurance, moi je m'effritais. Ainsi j'ai appris la solitude, les pensées, la lecture, la musique, à attendre peu des autres et à frapper fort quand on me fait mal.

Vers l'âge de 19 ans, le mal s'est estompé, comme ça, sans raison valable puisque des années d'orthophonie n'avait jamais rien amélioré. Pas du jour au lendemain bien-sûr, mais peut-être l'aboutissement d'uneconstruction qui s'ouvrait vers une émancipation. Bon c'est sûr, je fais toujours gaffe quand je m'exprime mais à présent je me considère comme guéri.

Le résultat, c'est que cette cassure m'a rendu plus fort et j'en viens même à penser qu'elle m'a été bénéfique - expression que j'emploie tout de même au conditionnel car employée généreusement par ceux quin'ont pas réellement souffert - pour apprécier avec des sentiments profonds ce que je rencontre au fil de ma vie, et continuer sans désir de revanche mais avec optimisme.

Finalement, peut-être suis-je vieux plus tôt mais je fais comme vous, j'avance avec mes erreurs et mes regrets, avec mes peurs et mes rêves, en phase avec mon âge et convaincu qu'il faille toujours oser.

Oser :
- dire oui,
- dire non,
- dire "tu m'emmerdes",
- "je t'aime",
- y aller,
- le faire.

Voilà c'est tout ! Bon ben, à dans 10 ans sur ce sujet et à bientôt pour un autre commentaire sur l'actualité ;-)

Jo - auto-thérapeute

"je reviens te chercher"


Musso vient d'éditer son nouveau roman.

Musso, c'est comme une bonne brioche au raisin : t'as pas vraiment faim mais tu te laisses aller à une petite gâterie car tu sais que la fin c'est le meilleur.Tu sais d'avance que ce ne sera pas une pâtisserie de Raimbault - Stéphane de L'Oasis à Mandelieu - tout en t'octroyant une plage de temps et d'appréciation pour sa dégustation.

Chez le boulanger, ils sont beaucoup à être entassés au même endroit (comme chez le libraire)- c'est amusant d'ailleurs, comme les yeux commandent l'estomac, centre névralgique de toutes sensations extrèmes - et puis tu te dégottes un banc ensoleillé pour te laisser envoûter.

Tu commences par la périphérie, doucement, parce-qu'un livre de Musso, c'est écrit gros et ça s'avale en 3 bouchées si tu te laisses aller à te goinfrer. Laisser le temps aux les papilles de s'éveiller pour ressentir à nouveau les mêmes saveurs que les fois précédentes...

Et puis tu déroules, doucement, tu dois même faire des poses pour ne pas tout croquer, pour pas gâcher car même s'il doit mettre seulement 4 mois pour l'écrire, toi, tu dois te retenir pour faire durer sa lecture au moins 1 jour.
Des fois, il y a + de raisins que de crème, et inversément mais tu prends. Tout l'temps.

Musso, il te rappelle que le monde court après une image et qu'il faut qu'il y ait des malheurs pour reconnaître l'essentiel. Dans ce livre, il rappelle que les secondes chances ne nous sauvent pas toujours. Musso, c'est l'amour de l'Amour, de la vie, de la préciosité et la simplicitédes éléments vitaux au bonheur.
Moi, je ressorts toujours plus fort d'une rencontre avec ses mots, j'aimerai qu'il en soit de même pour vous aussi.
G. Musso- Je reviens te chercher.

Vite !

ps: comme pour le roman précédent, je lui envoie une copie de ce mail ;-)

28 avril 2008

gitans


Ces derniers mois dans l'Oise, des malfrats bien renseignés pénètrent dans des maisons et maltraîtent leurs occupants pour soutirer leurs économies. Décris comme jeunes et sportifs, ils usent d'une rare violenceen insérant du métal dans leurs gants pour faire saigner leurs victimes lorsqu'ils les cognent.

Une vingtaine d'agressions ont été recensées jusqu'en février dernier, jour où ils ont pénétré dans la maison d'un couple sexuagénaire : "Ils lui ont cassé le nez, la mâchoire et les jambes à coups de barresde fer. Sa femme a été pendue par les pieds avant d'être frappée avec les mêmes barres de fer. Ils l'ont ensuite déshabillée, puis assommée et ligotée avec les fils du téléphone. Ils lui ont même dit "On va te violer." Ils l'ont mis au premier étage. Quand elle s'est réveillée, elle a sauté par la fenêtre, s'est blessée, mais a quand même réussi à alerter les voisins. Ça a fait partir les voyous, qui ont tout de même emporté argent et bijoux.

"Ce monsieur est le frère de Marcel Campion, le chef des forains de France, vous savez ces gens moitié gitans/moitié allumés ? Ces mecs qu'il vaut mieux éviter de faire chier.

Pour "faire avancer l'enquête" qui stagne pas mal, M. Campion a présenté à la presse une animation qui généralement fait marrer les enfants dans les fêtes foraines : une chaise qui vibre. Sauf que là, la mise en scène représentait un mannequin noirci sous l'effet de la chaise électrique.

Il a engagé des détectives privés... et puis sûrement qu'ils ne sont pas les seuls à chercher...

Il a proposé 50 000 € de récompense à celui qui donnerait de sérieux indices.

C'est marrant depuis, il ne se passe plus rien.

Peut-être la "peur a-t-elle changé de camp"... ou peut-être des corps démembrés pourrissent dans une décharge, sépulture approprié au repos de ces âmes perturbées...


Jo- oeil pour oeil


23 avril 2008

estelle et arthur c'est fini


Bon ça va, tout est dans le titre, on va pas en faire des caisses non plus...

De rien, j'vous en prie.


Jo - Voici

22 avril 2008

resto du beurre


Ce midi, j'ai été manger dans la rue des restos à Cannes.

C'était bondé dedans/dehors.
J'ai pris 2 "ptits pains" comme c'est écrit sur la carte ultra minimaliste. Dans mon assiette rectangulaire, il y avait 2 demi-sandwich et 2 feuilles de salade.

12 €uros.

Pour la jet-set cannoise (ou ses imitations), le raffinement c'est manger comme dans un snack, assis sur du mobilier tendance dans une rue où il y a "les-autres-comme-eux". Le génie de ses concepteurs : offrir du basique à prix élevé sur des critères type "huile d'olive biologique" qui séduit ceux qui cultivent leur corps et qui ne trouvent pas le temps pour le reste...

Putain c'est dingue, j'ai l'impression qu'il y a des trucs qui ne peuvent marcher qu'à Cannes.


Jo - homme sandwich

18 avril 2008

heinnnnn?

ça y est, moi aussi j'l'ai vu!

Après 3 tentatives infructueuses ( faire la queue étant redhibitoire pour ma petite personne ) j'ai pu visionner ce film qui a fait déplacer la France.
Ca fait un moment que je m'interroge sur un tel succès et que j'essaie de comprendre l'intérêt qui a pu pousser nos concitoyens à quitter leurs pénates pour rejoindre les salles obscures qu'ils ne fréquentent plus depuis longtemps.
Un film comme Titanic où le gigantisme du décor donne toute sa valeur au cinéma, je saisis le but du déplacement, mais les Ch'tis, j'suis un peu sur le cul quand même. En fait de super scénar, on parle de chaleur humaine ; faut-il que la France soit à ce point malade pour s'étonner de la fraternité que l'on pourrait trouver dans une région plutôt que dans une autre ? Faut-il se rendre au cinéma pour ouvrir la porte de son esprit à la joie de vivre et aux choses essentielles qui devraient guider notre existence ? "Putain ils sont bien, dans le Nord !" C'est sûrement vrai, mais nous on est quoi, juste des spectateurs ?


Je suis triste de cette constatation, moi qui ai toujours baigné dans cette ambiance. Chez moi aussi, dans l'extrème sud on t'ouvre la porte si t'en as besoin ou simplement l'envie de partager un moment autour d'un café...
Le problème des grandes villes, c'est la peur de l'autre mais dès que l'on sort dans les bourgades voisines, le Français est accueillant et fraternel. Du moins j'ose espérer que ce ne soit pas que dans mon regard...



16 avril 2008

good morning

Dans mon nouveau métier, je vois des "instantanés" de vie parfois drôles, parfois bizarres, souvent beaux et pleins d'émotions, et puis des malheurs aussi. J'ai eu la photo du vieux monsieur dans son cercueil avec l'écharpe de l'OM (ça c'est drôle pour les supporters du PSG surtout lol), la dame de 50 ans qui me demande 3 tirages photo de l'inscription "chienasse" sur sa boîte aux lettres (une pour le ministère de l'intérieur, une pour la police et une pour elle), le joli couple qui vient immortaliser les images de la demoiselle prenant un bain de mer (un 3 avril, pas de doute, avec cette température, ils sont vraiment amoureux), l'arrière grand-mère qui, 27 ans après, a réuni tous ses petit-enfants pour reproduire un cliché où chacun reprend la position de naguère. Etc... etc...

Et puis ce matin à l'ouverture, il y a eu cette dame en pleurs qui me demande de reproduire des photos de ce petit garçon blond de 5 ans qui est décédé hier. Cette fameuse border-line qui fait rappeler que l'équilibre de la vie est précaire.

Life...

ps: ce qui est encore + triste, c'est que j'lui ai pas demandé une thune... pffff


4 avril 2008