visit parisssss
Snow Patrol - Open your eyes
Le film a été réalisé en 76 par Claude Lelouch qui pilote himself sa Merco dans le matin parisien.
Entre vitesse et feux grillés, je suis évidemment séduit par la folie qu'entraine la créativité parfois... : http://www.youtube.com/watch?v=XtOPgRUoxSc
Jo - c'est biennnnn, internet.
fume
Glock.
Un Glock a été trouvé avant hier sur l'un des cadavres non identifié, déchiqueté et brûlé par une explosion dans un hangar de la plaine d'Aléria en Corse.
"Glock"
J'aime bien comme ce nom roule dans la bouche, ça commence en douceur et ça s'arrête brutalement. Efficacement.C'est une marque d'armes de poing fabriquées en Autriche. Elle a la préférence des "puissants" grâce à sa réputation de fiabilité, c'est le calibre qui ne s'enraye jamais. En Corse, on tue au 11.43 et on se défend au Glock, c'est comme ça.
L'ADN révèlera aujourd'hui ou ces jours-ci qu'il s'agit de Francis Mariani - 59 ans - pilier du grand banditisme corse et en cavale depuis 1 an.Il y a beaucoup de méchants dans cette équipe de "La Brise de Mer", c'est cette organisation qui a introduit le grand bandistisme en Corse dans les années 80. Alors que leurs prédécesseurs avaient choisi de commettre leurs méfaits sur d'autres continents et respecter leurs terres pour n'y réaliser que des investissements, ceux-ci sévissaient aussi sur l'économie locale.
On ne devient pas pilier d'une telle organisation sans faire du mal mais Francis Mariani était un cas atypique puisqu'à ma connaissance (et mes nombreuses lectures sur ce sujet), aucun fait sanglant sur d'innocentes personnes ne lui a été reproché. Son gang, c'était des braquages un peu partout sur la Côte d'Azur mais surtout des coups de grande envergure réalisés avec finesse et intelligence : UBS à Genève en 90 (125 millions de francs), hold-up en hélico en interceptant un avion en phase d'envol contenant un transfert Sécuripost (7 Millions de Francs) ou le passager clandestin dans la soute d'un avion transportant 6 millions de billets usagers pour la Banque de France. Ou encore son évasion par la grande porte de la prison de Bastia après que les géôliers aient reçu un (faux) fax de libération anticipée émanant du bureau du procureur d'Aix en Provence...
Je l'ai croisé quelquefois dans les paddock du sport auto et je dois dire que je n'étais pas insensible au charisme de ce personnage. Affable, détendu et doté d'un sacré sens de la rigolade, je retiendrai son accent de la montagne profonde et sa débauche de moyens dans le petit cirque du sport auto insulaire, notamment le mobil-home suramménagé pour reposer ses vertèbres alors qu'il participait à une course de quartier.
Agriculteur de profession (...), il vivait dans une bâtisse en pierre de 350m2 doté d'une Drop Zone (piste d'hélico) avec le kit intégral des fortunés. Une rumeur dit qu'il aurait payé un 4x4 tout neuf au petit berger du village, en remplacement de la merdique 4L qu'il aurait percuté alors qu'il roulait un peu vite sur la petite route qui mène à sa maison.
Et caetera...
Un coup en cavale, un coup aux aguets mais finalement jamais de tranquilité pour ceux qui ont choisi cette voie.
Il aura fallu mettre sacrément en confiance un tel roublard pour parvenir à l'attirer dans un guet-apens.
Jo - pistolet à eau
ps : ( une interview en rallye de ce personnage à la minute 3.50 de cette vidéo :
http://www.dailymotion.com/video/x6qaap_giraglia-95_auto )
Ici, un message posté en réponse à ce billet :
Un Glock a été trouvé avant hier sur l'un des cadavres non identifié, déchiqueté et brûlé par une explosion dans un hangar de la plaine d'Aléria en Corse.
"Glock"
J'aime bien comme ce nom roule dans la bouche, ça commence en douceur et ça s'arrête brutalement. Efficacement.C'est une marque d'armes de poing fabriquées en Autriche. Elle a la préférence des "puissants" grâce à sa réputation de fiabilité, c'est le calibre qui ne s'enraye jamais. En Corse, on tue au 11.43 et on se défend au Glock, c'est comme ça.
L'ADN révèlera aujourd'hui ou ces jours-ci qu'il s'agit de Francis Mariani - 59 ans - pilier du grand banditisme corse et en cavale depuis 1 an.Il y a beaucoup de méchants dans cette équipe de "La Brise de Mer", c'est cette organisation qui a introduit le grand bandistisme en Corse dans les années 80. Alors que leurs prédécesseurs avaient choisi de commettre leurs méfaits sur d'autres continents et respecter leurs terres pour n'y réaliser que des investissements, ceux-ci sévissaient aussi sur l'économie locale.
On ne devient pas pilier d'une telle organisation sans faire du mal mais Francis Mariani était un cas atypique puisqu'à ma connaissance (et mes nombreuses lectures sur ce sujet), aucun fait sanglant sur d'innocentes personnes ne lui a été reproché. Son gang, c'était des braquages un peu partout sur la Côte d'Azur mais surtout des coups de grande envergure réalisés avec finesse et intelligence : UBS à Genève en 90 (125 millions de francs), hold-up en hélico en interceptant un avion en phase d'envol contenant un transfert Sécuripost (7 Millions de Francs) ou le passager clandestin dans la soute d'un avion transportant 6 millions de billets usagers pour la Banque de France. Ou encore son évasion par la grande porte de la prison de Bastia après que les géôliers aient reçu un (faux) fax de libération anticipée émanant du bureau du procureur d'Aix en Provence...
Je l'ai croisé quelquefois dans les paddock du sport auto et je dois dire que je n'étais pas insensible au charisme de ce personnage. Affable, détendu et doté d'un sacré sens de la rigolade, je retiendrai son accent de la montagne profonde et sa débauche de moyens dans le petit cirque du sport auto insulaire, notamment le mobil-home suramménagé pour reposer ses vertèbres alors qu'il participait à une course de quartier.
Agriculteur de profession (...), il vivait dans une bâtisse en pierre de 350m2 doté d'une Drop Zone (piste d'hélico) avec le kit intégral des fortunés. Une rumeur dit qu'il aurait payé un 4x4 tout neuf au petit berger du village, en remplacement de la merdique 4L qu'il aurait percuté alors qu'il roulait un peu vite sur la petite route qui mène à sa maison.
Et caetera...
Un coup en cavale, un coup aux aguets mais finalement jamais de tranquilité pour ceux qui ont choisi cette voie.
Il aura fallu mettre sacrément en confiance un tel roublard pour parvenir à l'attirer dans un guet-apens.
Jo - pistolet à eau
ps : ( une interview en rallye de ce personnage à la minute 3.50 de cette vidéo :
http://www.dailymotion.com/video/x6qaap_giraglia-95_auto )
Ici, un message posté en réponse à ce billet :
terre inconnue

A un moment, Dany dit à Kad : "tu pleures 2 fois : une fois quand t'arrives et une fois quand tu r'pars".
L'un avait pris la peine -le temps- de s'ouvrir pour partager la vie de l'autre, une alchimie imparable avait alors opéré. Forcément, puisque le superflu ayant été mis de côté, l'homme est bon lorsqu'il se rapproche de l'humilité.
Pour son baptême de prime-time à 20h35, France 2 nous a offert cette notion du partage. Un invité de charme dans le summum de la respectabilité, ajouté aux commentaires doux et instructifs du non-moins sympathique présentateur. Et puis le vouvoiement d'Edouard envers Frédéric, j'adoooore. Les mots, les gestes de chaleur et d'attention reçus en retour de ce peuple étaient de toute beauté.
Au moment de la séparation, alors que TF1 nous en aurait fait un plan de 3 minutes, le réalisateur a eu la pudeur de nous suggérer subtilement cet instant d'émotion, j'ai un peu versé ma larme avec eux.
On était loin de ces imbéciles de français (sans majuscule sur ce coup, à la hauteur de la valeur que je leur donne) vus au JT de 13h ce jour, ceux qui fustigaient ADP de ne pas avoir construit précipitamment des hôtels aux abords des pistes gelées...
Jo - c'est bon quand la télé est grande
ps: nous étions 5.86 millions à apprécier ces instants.
L'un avait pris la peine -le temps- de s'ouvrir pour partager la vie de l'autre, une alchimie imparable avait alors opéré. Forcément, puisque le superflu ayant été mis de côté, l'homme est bon lorsqu'il se rapproche de l'humilité.
Pour son baptême de prime-time à 20h35, France 2 nous a offert cette notion du partage. Un invité de charme dans le summum de la respectabilité, ajouté aux commentaires doux et instructifs du non-moins sympathique présentateur. Et puis le vouvoiement d'Edouard envers Frédéric, j'adoooore. Les mots, les gestes de chaleur et d'attention reçus en retour de ce peuple étaient de toute beauté.
Au moment de la séparation, alors que TF1 nous en aurait fait un plan de 3 minutes, le réalisateur a eu la pudeur de nous suggérer subtilement cet instant d'émotion, j'ai un peu versé ma larme avec eux.
On était loin de ces imbéciles de français (sans majuscule sur ce coup, à la hauteur de la valeur que je leur donne) vus au JT de 13h ce jour, ceux qui fustigaient ADP de ne pas avoir construit précipitamment des hôtels aux abords des pistes gelées...
Jo - c'est bon quand la télé est grande
ps: nous étions 5.86 millions à apprécier ces instants.
boum
Cette nuit, j'ai participé à mon rallye fétiche en Corse dans ma vieille R5, c'était Sophie Marceau (jeune) qui était ma coéquipière.
Il est 11h50 et j'arrive pas à me réveiller.
http://www.dailymotion.com/video/x3ad7u_charlelie-couture-comme-un-avion-sa_music
Jo - boum boum
Il est 11h50 et j'arrive pas à me réveiller.
http://www.dailymotion.com/video/x3ad7u_charlelie-couture-comme-un-avion-sa_music
Jo - boum boum
après madame Lambert
...Madame Aubert !
Bon, rien à voir cette fois-ci, cette dame est raffinée et distinguée dans son maintien et sa manière de s'exprimer.
Son fils lui a offert un appareil numérique et elle vient développer quelques photos photos : "ah tenez c'est lui là, il a pris ce cliché pour me commenter les explications du fonctionnement de l'appareil.
- ...mais c'est qui ce monsieur ? (je me permets car je l'ai reconnu)
- c'est Jean-Louis, mon fils,
- (moi, yeux d'ado) Waaaaaaaaa, ex-ce-llent ! lui dis-je, et lui pose des questions sur lui évidemment puisque je suis grave fan depuis 25 ans.
-(sentant qu'elle est à des kilomètres de ce style musical) : vous appréciiez ses chansons à l'époque de Téléphone ?
- oui bien sûr, mais c'est quelqu'un de très intelligent, vous savez ? Il aurait dû être avocat, on ne le voyait pas faire ça, c'est que son père était sous-Préfet de Paris ! "
-----------------------------
C'est con, dans son univers coincé, elle se moque que son fils nous ait donné autant de magie, qu'on soit des milliers à avoir acheté ses albums et qu'on soit encore des milliers à attendre un concert ; malgré son âge,c'est toujours son image à elle qui compte...
J'lui ai quand même dit que je connaissais par coeur tous les textes de la période Téléphone, et que les 2 adorables gamines qu'elle admirait sur une toile en expo sur le mur de mon magasin, et ben ce sont mes filles. Et que pas plus tard qu'hier soir, elles chantaient ce titre pendant que leur papa se prenait pour son fils à la guitare...
Bon, rien à voir cette fois-ci, cette dame est raffinée et distinguée dans son maintien et sa manière de s'exprimer.
Son fils lui a offert un appareil numérique et elle vient développer quelques photos photos : "ah tenez c'est lui là, il a pris ce cliché pour me commenter les explications du fonctionnement de l'appareil.
- ...mais c'est qui ce monsieur ? (je me permets car je l'ai reconnu)
- c'est Jean-Louis, mon fils,
- (moi, yeux d'ado) Waaaaaaaaa, ex-ce-llent ! lui dis-je, et lui pose des questions sur lui évidemment puisque je suis grave fan depuis 25 ans.
-(sentant qu'elle est à des kilomètres de ce style musical) : vous appréciiez ses chansons à l'époque de Téléphone ?
- oui bien sûr, mais c'est quelqu'un de très intelligent, vous savez ? Il aurait dû être avocat, on ne le voyait pas faire ça, c'est que son père était sous-Préfet de Paris ! "
-----------------------------
C'est con, dans son univers coincé, elle se moque que son fils nous ait donné autant de magie, qu'on soit des milliers à avoir acheté ses albums et qu'on soit encore des milliers à attendre un concert ; malgré son âge,c'est toujours son image à elle qui compte...
J'lui ai quand même dit que je connaissais par coeur tous les textes de la période Téléphone, et que les 2 adorables gamines qu'elle admirait sur une toile en expo sur le mur de mon magasin, et ben ce sont mes filles. Et que pas plus tard qu'hier soir, elles chantaient ce titre pendant que leur papa se prenait pour son fils à la guitare...
islam
« Un matin de novembre 2004, Théo Van Gogh se leva pour travailler dans sa maison de production, à Amsterdam. Il enfourcha son vieux vélo noir et partit sur la grande rue. Debout sous un porche, un Marocain l'attendait, armé d'un pistolet et de deux couteaux. Comme Théo descendait La Linnaaeusstraat, Muhammad Bouyeri s'approcha, sortit son arme et tira plusieurs balles sur lui. Théo tomba de son vélo, se releva, voulut traverser la rue, tituba et s'écroula. Bouyeri le suivit. Théo lui dit : « on pourrait peut-être discuter ? » mais Bouyeri tira à nouveau, quatre fois. Puis, avec l'un de ses couteaux, il lui trancha la gorge. Ensuite il posa une lettre de cinq pages sur sa poitrine et enfonça son second couteau pour la maintenir en place. La lettre m'était adressée. »
Dans « Ma vie Rebelle », Ayaan Hirsi Ali raconte sa vie depuis sa Somalie natale via son poste de Parlementaire en Hollande. Alors qu'elle était enfant, elle a vécu l'excision et autres violences au nom des traditions et des religions. Par sa force et son courage, elle a fait de sa vie un combat contre les hommes qui se réfugient sous des interprétations calamiteuses du Coran et de l'Islam, en fait ces hommes qui prônent la vertue en voilant les femmes pour ne pas être soumis à la tentation. Critères d'un autre temps mais bien présents dans nos rues d'aujourd'hui...
Ayaan a 39 ans, elle vit sous protection.
Je vous conseille ce livre qui nous en apprend un peu plus sur ceux dont il est probable que nous soyons amenés à combattre un jour...
Il ne s'agit pas de littérature ni d'un plagiat des "versets sataniques", juste une histoire vraie qui prend les tripes.
Théo Van Gogh (arrière petit-fils de) a payé sa faute d'avoir réalisé ce –médiocre- court métrage : http://www.dailymotion.com/relevance/search/van%2Bgogh%2Bsubmission/video/xgnkc_submission-part1-sub parce-qu'il croyait à la nécessité de combattre aux côtés d'Ayaan.
18 juillet 2008
Dans « Ma vie Rebelle », Ayaan Hirsi Ali raconte sa vie depuis sa Somalie natale via son poste de Parlementaire en Hollande. Alors qu'elle était enfant, elle a vécu l'excision et autres violences au nom des traditions et des religions. Par sa force et son courage, elle a fait de sa vie un combat contre les hommes qui se réfugient sous des interprétations calamiteuses du Coran et de l'Islam, en fait ces hommes qui prônent la vertue en voilant les femmes pour ne pas être soumis à la tentation. Critères d'un autre temps mais bien présents dans nos rues d'aujourd'hui...
Ayaan a 39 ans, elle vit sous protection.
Je vous conseille ce livre qui nous en apprend un peu plus sur ceux dont il est probable que nous soyons amenés à combattre un jour...
Il ne s'agit pas de littérature ni d'un plagiat des "versets sataniques", juste une histoire vraie qui prend les tripes.
Théo Van Gogh (arrière petit-fils de) a payé sa faute d'avoir réalisé ce –médiocre- court métrage : http://www.dailymotion.com/relevance/search/van%2Bgogh%2Bsubmission/video/xgnkc_submission-part1-sub parce-qu'il croyait à la nécessité de combattre aux côtés d'Ayaan.
18 juillet 2008
Corsica
A l'orée des vacances d'été où beaucoup convergent vers une destination prisée, voici un hymne d'amour à sa terre chanté par Petru Guelfuccci (retourné depuis à son métier d'apiculteur après avoir porté sa voix jusqu'au Québec) pour apprécier avec humilité la diversité que les Dieux ont donné à ces lieux.
J'aime aussi les images qui accompagnent cette chanson, il me semble reconnaître chaque endroit, elles révèlent l'attachement que je porte -inconsciemment je dois l'avouer- à l'endroit où j'ai grandi et où mesfilles sont en ce moment.
Allez, petit cours de prononciation pour pouvoir tenir une conversation :
Corsica
"Dans un coin du monde,
il y a un lieu de tendresse
qui embaume mon coeur de pureté,
joyau merveilleux
ne cherchez pas de ressemblance
vous ne trouverez pas sa pareille
elle est unique, unique et chère
Corsica.
Il fait tellement envie
ce rocher dans la mer,
trésor qui étincelle
sacré comme un autel.
Calme, douce comme une agnelle
généreuse et accueillante,
elle se révolte et se rebelle
si l'on méprise les siens.
Corsica."
11 juillet 2008
J'aime aussi les images qui accompagnent cette chanson, il me semble reconnaître chaque endroit, elles révèlent l'attachement que je porte -inconsciemment je dois l'avouer- à l'endroit où j'ai grandi et où mesfilles sont en ce moment.
Allez, petit cours de prononciation pour pouvoir tenir une conversation :
Corsica
"Dans un coin du monde,
il y a un lieu de tendresse
qui embaume mon coeur de pureté,
joyau merveilleux
ne cherchez pas de ressemblance
vous ne trouverez pas sa pareille
elle est unique, unique et chère
Corsica.
Il fait tellement envie
ce rocher dans la mer,
trésor qui étincelle
sacré comme un autel.
Calme, douce comme une agnelle
généreuse et accueillante,
elle se révolte et se rebelle
si l'on méprise les siens.
Corsica."
11 juillet 2008
Chamfort
"En France, une femme meurt tous les 3 jours du fait de violences conjugales".
A elle seule, cette phrase devrait se passer de commentaires tellement l'énormité de son sens me paraît hallucinante, et pourtant elle mérite qu'on s'y attarde un peu puisque comme dab, tant que ça nous touche pas, on n'sent rien...
"On frappe moins sa femme (ou on porte moins plainte) en Auvergne que dans la région parisienne" dit encore cet article, encore un constat du malaise ambiant et dépressif qui s'empare de notre génération citadine.
L'accumulation de déceptions et de frustrations dûes en grande partie aux rêves de richesses -croissants au rythme où l'économie dégringole- fait disjoncter les plus faibles ; ils rejettent alors leur rancoeur sur leur ménage, seul repère stable subissant les variations de Richter.
Nouveau constat pessimiste qui n'est que l'énoncé des faits... A vouloir le meilleur, il est vital ne pas se tromper de combat.
"Tout homme qui, à quarante ans, n'est pas misanthrope, n'a jamais aimé les hommes" - Chamfort.
Jo - pile à l'heure...
9 juillet 2008
A elle seule, cette phrase devrait se passer de commentaires tellement l'énormité de son sens me paraît hallucinante, et pourtant elle mérite qu'on s'y attarde un peu puisque comme dab, tant que ça nous touche pas, on n'sent rien...
"On frappe moins sa femme (ou on porte moins plainte) en Auvergne que dans la région parisienne" dit encore cet article, encore un constat du malaise ambiant et dépressif qui s'empare de notre génération citadine.
L'accumulation de déceptions et de frustrations dûes en grande partie aux rêves de richesses -croissants au rythme où l'économie dégringole- fait disjoncter les plus faibles ; ils rejettent alors leur rancoeur sur leur ménage, seul repère stable subissant les variations de Richter.
Nouveau constat pessimiste qui n'est que l'énoncé des faits... A vouloir le meilleur, il est vital ne pas se tromper de combat.
"Tout homme qui, à quarante ans, n'est pas misanthrope, n'a jamais aimé les hommes" - Chamfort.
Jo - pile à l'heure...
9 juillet 2008
India
Un jour je suis entré dans un commerce à Amsterdam où le tenancier, sosie de Prince jusqu'à la taille, diffusait cette chanson à fond les watts (je vous laisse imaginer la scène surréaliste...).
J'sais pas si vous avez déja connu un coup de foudre musical, pour ma part j'en ai eu très peu de cette intensité.
Jo - partage
26 juin 2008
in/off
Il a y ces expressions toutes faites dont certains usent fréquemment : "on n'est rien", "c'est la vie" et autres conneries pas toujours réfléchies.
A midi, il y a eu cette camionnette qui est montée un peu violemment sur le trottoir face à mon commerce ; ça a fait du bruit parce-qu'elle a carrément descellé un plot anti-stationnement.
ça m'a fait marrer, j'me demandais c'que c'était encore qu'ce truc.
Et puis le moteur s'est mis à ronfler rageusement en laissant s'échapper une épaisse fumée noire, le conducteur se tenait agrippé à son volant et son torse faisait de violents mouvements d'aller-retour entre le volant et l'appuie-tête. Aussitôt un piéton s'est jeté sur sa clef de contact et a arrêté le moteur, puis le gars s'est figé sans perdre connaissance.
Quand les pompiers l'ont posé sur la civière, ce n'est pas de la fatigue qu'il y avait sur le visage de ce gaillard de 35 ans, dans son regard il n'y avait plus rien...
Ce choc m'a renvoyé vers les images de Jean-Dominique Bauby du "Scaphandre et le Papillon", l'AVC, l'attaque cérébrale imprévisible.
C'est dingue, des fois j'ai l'impression que la vie c'est passer entre les gouttes du malheur qu'aucun parapluie ne saurait protéger (métaphore facile vu le temps d'aujourd'hui).
On m'a demandé dernièrement qu'elle était la dernière fois où j'avais pleuré, là c'est ce matin...
Jo - papillon
5 juin 2008
balade
Wèèèèèè c'est vrai y a qu'des clichés, mais bon, c'est bien une petite balade quand il fait moche.
Et puis l'important c'est la chanson
https://youtu.be/AWGqoCNbsvM
Jo - planeur
50 (et 1)
50 000.
C'est aussi le nombre que nous serons demain matin à avoir regardé cette vidéo.
7000 ce matin, 12000 à 11H00 et 37498 au moment où je l'écris.
En même pas 24H...
http://www.wideo.fr/video/iLyROoafY2-A.html
50
50 000.
Au jeu de la démographie c'est 80% des habitants de Cannes, c'est 110% des bastiais, c'est Mougins+Valbonne+Mouans-Sartoux+Vallauris+Golfe et il en manque.
C'est le nombre de morts en Chine après le séisme.
Accorder le même temps d'antenne à cette catastrophe qu'à ce voyou décédée à Grasse vendredi, je trouve ça indécent. Et encore, je boycotte Tf1.
Je trouve indescente notre petite vie et nos "problèmes" face à ce grand malheur et j'aimerai qu'on nous en montre un peu plus pour grandir nos esprits et nos coeurs.
Il faut qu'on sache que des parents ont assisté à l'agonie de leur enfant en attendant des grues pour soulever des pans de murs ; que beaucoup d'hommes, de femmes, des jeunes, des vieux, des bébés, ceux qui auraient pu être nos frères, nos amis ou nos voisins sont morts lentement en subissant l'agonie de l'air qui s'en va, car quand l'espoir nous quitte, la lumière en fait de même...
Occulter cette réalité, c'est fuir. Et fuir, c'est lâche.
Oh c'est facile de la part de l'occident de fustiger les instances gouvernementales en les accusant de laxisme en privilégiant l'organisation des JO. Ils en oublient que les Chinois sont un peuple fier, problablementcelui qui nous en a montré le plus au fil de l'Histoire, ces gens qui retiennent leurs larmes et leurs plaintes au possible face aux caméras - jusqu'au maximum que le corps puisse supporter - et qui nous montrent à lafois leur intelligence et leur force et faisait exploser des pétards lors que l'un d'eux s'en va.
Merde au journaleux qui dirigent l'information, stop à ceux d'entre eux qui nous abreuvent de "love Tibet" sur leur t-shirt - tiens en passant, fuck à Fabrice Eboué, le Baffie de MOF chez ONPP dont je cherche une trace de talent pour justifier sa place à la télé - , moi j'ai envie de pleurer avec ceux qui souffrent pour partager un peu leur peine, pour leur en prendre un peu si cela était possible...
Jo - conscient
16 mai 2008
la réponse de Guillaume M.
Des fois que vous suiviez mes billets, j'avais exprimé mon opinion sur le dernier roman de Musso et lui avais adressé une copie.
Dorénavant, vous seriez sympa de ne plus parler en mal de mon nouveau copain avec lequel nous entretenons une correspondance, okéééééé ?
Jo - Ose.
-------- Original Message --------
Subject: Re: Guillaume Musso
Date: Mon, 5 May 2008 18:07:38 +0200
From: "Guillaume Musso" guillaumemusso@xoeditions.com
To:
Bonjour,
J'ai trouvé votre message à la fois très drôle et tellement vrai concernant le sens du dernier roman.
Je vous en remercie et j'espère que mon prochain roman vous donnera également matière à plaisir et à réflexion.
Guillaume Musso
ps : si seulement je ne mettais que quatre mois pour écrire mes romans...
5 mai 2008
Dorénavant, vous seriez sympa de ne plus parler en mal de mon nouveau copain avec lequel nous entretenons une correspondance, okéééééé ?
Jo - Ose.
-------- Original Message --------
Subject: Re: Guillaume Musso
Date: Mon, 5 May 2008 18:07:38 +0200
From: "Guillaume Musso" guillaumemusso@xoeditions.com
To:
Bonjour,
J'ai trouvé votre message à la fois très drôle et tellement vrai concernant le sens du dernier roman.
Je vous en remercie et j'espère que mon prochain roman vous donnera également matière à plaisir et à réflexion.
Guillaume Musso
ps : si seulement je ne mettais que quatre mois pour écrire mes romans...
5 mai 2008
anniv
Aujourd'hui j'ai 40 ans.
Ce fameux cap dont on me parle depuis quelques temps déja, qui, à force de l'entendre va finir par me convaincre qu'il puisse effectivement s'agir d'un cap...
C'est aujourd'hui le premier flashback, c'est ça ? Alors let's go pour une introspection (à demi) ouverte, livrée à brûle-pourpoint com dab (parce-que si j'me relis trop, je ne l'enverrai jamais !)
Tout commença en Mai 1968, jour de départ des fameux évènements : le 3. Pendant que Paris commençait la révolte, une femme donnait naissance à un (beau!) garçon dans une clinique bastiaise. Elle vivait à Bourges et avait choisi d'être près de sa famille pour donner la vie, mon père lui, ne m'a découvert que le 15 juin à Orly puisque les moyens transports étaient en grève.
RAS pour les années suivantes jusqu'à l'âge de 8 ans, où par le fait de la mauvaise interprétation d'une phrase, j'ai cru que m'a mère était morte. Un choc psychologique tellement fort qu'il en a modifié ma vie : àpartir de cet instant, j'ai bégayé.
Bègue, c'est le truc qui vous fait marrer dans certaines blagues, dans des films ou même dans des dessins animés (si si, je l'ai vu l'autre matin). Pour moi c'est celui qui induit la peur de s'exprimer, la peur de l'interro au tableau, la peur de répondre et une parole que l'on ne prend jamais. Cette différence fait qu'au moment de l'adolescence où chacun se construit une assurance, moi je m'effritais. Ainsi j'ai appris la solitude, les pensées, la lecture, la musique, à attendre peu des autres et à frapper fort quand on me fait mal.
Vers l'âge de 19 ans, le mal s'est estompé, comme ça, sans raison valable puisque des années d'orthophonie n'avait jamais rien amélioré. Pas du jour au lendemain bien-sûr, mais peut-être l'aboutissement d'uneconstruction qui s'ouvrait vers une émancipation. Bon c'est sûr, je fais toujours gaffe quand je m'exprime mais à présent je me considère comme guéri.
Le résultat, c'est que cette cassure m'a rendu plus fort et j'en viens même à penser qu'elle m'a été bénéfique - expression que j'emploie tout de même au conditionnel car employée généreusement par ceux quin'ont pas réellement souffert - pour apprécier avec des sentiments profonds ce que je rencontre au fil de ma vie, et continuer sans désir de revanche mais avec optimisme.
Finalement, peut-être suis-je vieux plus tôt mais je fais comme vous, j'avance avec mes erreurs et mes regrets, avec mes peurs et mes rêves, en phase avec mon âge et convaincu qu'il faille toujours oser.
Oser :
- dire oui,
- dire non,
- dire "tu m'emmerdes",
- "je t'aime",
- y aller,
- le faire.
Voilà c'est tout ! Bon ben, à dans 10 ans sur ce sujet et à bientôt pour un autre commentaire sur l'actualité ;-)
Jo - auto-thérapeute
Ce fameux cap dont on me parle depuis quelques temps déja, qui, à force de l'entendre va finir par me convaincre qu'il puisse effectivement s'agir d'un cap...
C'est aujourd'hui le premier flashback, c'est ça ? Alors let's go pour une introspection (à demi) ouverte, livrée à brûle-pourpoint com dab (parce-que si j'me relis trop, je ne l'enverrai jamais !)
Tout commença en Mai 1968, jour de départ des fameux évènements : le 3. Pendant que Paris commençait la révolte, une femme donnait naissance à un (beau!) garçon dans une clinique bastiaise. Elle vivait à Bourges et avait choisi d'être près de sa famille pour donner la vie, mon père lui, ne m'a découvert que le 15 juin à Orly puisque les moyens transports étaient en grève.
RAS pour les années suivantes jusqu'à l'âge de 8 ans, où par le fait de la mauvaise interprétation d'une phrase, j'ai cru que m'a mère était morte. Un choc psychologique tellement fort qu'il en a modifié ma vie : àpartir de cet instant, j'ai bégayé.
Bègue, c'est le truc qui vous fait marrer dans certaines blagues, dans des films ou même dans des dessins animés (si si, je l'ai vu l'autre matin). Pour moi c'est celui qui induit la peur de s'exprimer, la peur de l'interro au tableau, la peur de répondre et une parole que l'on ne prend jamais. Cette différence fait qu'au moment de l'adolescence où chacun se construit une assurance, moi je m'effritais. Ainsi j'ai appris la solitude, les pensées, la lecture, la musique, à attendre peu des autres et à frapper fort quand on me fait mal.
Vers l'âge de 19 ans, le mal s'est estompé, comme ça, sans raison valable puisque des années d'orthophonie n'avait jamais rien amélioré. Pas du jour au lendemain bien-sûr, mais peut-être l'aboutissement d'uneconstruction qui s'ouvrait vers une émancipation. Bon c'est sûr, je fais toujours gaffe quand je m'exprime mais à présent je me considère comme guéri.
Le résultat, c'est que cette cassure m'a rendu plus fort et j'en viens même à penser qu'elle m'a été bénéfique - expression que j'emploie tout de même au conditionnel car employée généreusement par ceux quin'ont pas réellement souffert - pour apprécier avec des sentiments profonds ce que je rencontre au fil de ma vie, et continuer sans désir de revanche mais avec optimisme.
Finalement, peut-être suis-je vieux plus tôt mais je fais comme vous, j'avance avec mes erreurs et mes regrets, avec mes peurs et mes rêves, en phase avec mon âge et convaincu qu'il faille toujours oser.
Oser :
- dire oui,
- dire non,
- dire "tu m'emmerdes",
- "je t'aime",
- y aller,
- le faire.
Voilà c'est tout ! Bon ben, à dans 10 ans sur ce sujet et à bientôt pour un autre commentaire sur l'actualité ;-)
Jo - auto-thérapeute
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