"L'exceptionnel", il est normal/naturel/légitime de reconnaître l'exceptionnel : Victoire d'Honneur aux Victoires de la musique 2010.

La majorité des musiques de variétés que nous connaissons depuis des décennies tourne autour de 4 accords musicaux, le talent étant dans l'interprétation et les arrangements. Seulement 4 accords pour les couplets et les refrains et ce qui est d'autant plus amusant, c'est qu'il s'agit généralement des mêmes : Do/Sol/Lam/Fa

Evidemment, on ne causera pas des 3 notes "composées" à la va-vite entre 2 avions par D. Guetta qui donnent par je ne sais quelle magie des tubes dont je suis friand, mais ces 4 accords principaux permettent notamment à des chanteurs comme Renaud, Johnny, Obispo, Jean-Louis Aubert, Bruel de porter une guitare connectée durant leurs concerts. C'est ce qui m'autorise à jouer au troubadour branché devant mes filles en reprenant la gamme de Christophe Maé ou G. De Palmas.. ;-)

Cependant, il y a une particularité dans laquelle peu de musiciens s'engagent lorsqu'ils composent : c'est le changement franc de registre, la cassure d'une logique qui pertube son audition. A ce jeu, quelques comédies musicales s'y sont risquées mais comme ça, comme dans ce morceau-là, je ne l'ai jamais entendu. Une prise de risque aussi insensée pour parvenir à un résultat aussi mélodieux, à ma connaissance il n'y a que lui qui l'ait fait. Cette chanson date de 1974 et a été reprise par George Michael en 91, mais je crois que c'est avec l'émotion qu'il l'interprète le mieux. (elle commence à la minute 4.20)

Et puis j'aime bien qu'on rende des hommages à des gens vivants, en fait j'aime bien qu'on aime avant...


Merci Monsieur de la pile !

Jo - désaccordé

13 mars 2010

raining

La rhétorique du moment : (ad lib) "on l'savait que ça allait arriver", "c'est pas normal qu'on nous laisse comme ça", "mais qu'est-ce qu'ils attendent pour nous dégager ?"

Les digues qui cèdent sous la conjonction de phénomènes météo extraordinaires, des giboulés plus généreuses qu'à l'accoutumée, des mesures jugées trop prudentes sur une pandémie dont certains semblent regretter le recul, du froid, de l'eau, des soucis et plus d'sous!

La société s'enfonce dans la dépression quand elle a la sensation que le confort auquel elle aspire lui est ôté -ou plutôt celui auquel elle s'habitue- elle se refugie derrière la responsabilité. Celle des autres.La faute à la consommation, la nouvelle économie qui nous choye et nous préserve dans un cocon qu'elle a créé pour nous endormir et dans laquelle chacun finit par se laisser bercer.

"MON téléphone (tactile/high tech/machin chose avec plein de fonctionnalités qui ne servent à rien) ne marche pas ! Je réclame son remplacement et un cadeau de dédommagement" vocifèrent les uns à l'accueil de Carrefour. "JE juge cet avion pas fiable, j'exige de partir dans un autre" s'expriment 3 vacanciers français au retour de Sao Paulo en décembre dernier, "la pile que je vous ai acheté ne va pas dans mon réveil, alorscomment on fait maint'nant hein ?" dans le petit Photo-Store local...

Putain mais c'est quand qu'on parle d'amour, de love-story folles et passionnantes??

Mes parents vivent dans un petit village Corse d'une quarantaine d'habitants. Quand la crue emporte la moitié de leur jardin dans lequel ils auront passés de nombreuses heures de labeur, ils n'en n'appellent pas à la responsabilité du maire car construire à côté de l'eau, c'est beau mais c'est risqué. Quand la neige les prive d'électricité pendant des jours et plusieurs fois dans l'année suite aux intempéries, ils ne rouspètent pas après ERDF ; ils gèrent l'ouverture du congélateur dans lequel sont entreposés des ingrédients simples et essentiels, ils allument des bougies et attendent. Ils marchent aussi parce-qu'il faudra attendre la fonte de la neige avant de pouvoir circuler en voiture, la DDE s'occupant logiquement des grands axes afin de libérer le plus grand nombre. Oh, ils ont bien rouspété de manquer leur rendez-vous quotidien avec Pernaut mais comme ils n'y verraient que des gens se plaindre des intempéries...

L'acceptation et la reconnaissance de cette fatalité aux conséquences bien mineures au regard du vrai malheur leur donne une certaine philosophie dont notre société devraient peut-être un peu s'inspirer. Mais "prendre le temps de regarder et de penser" n'est l'adage que de ceux qui ont conscience de LA valeur, pour les autres, ce n'est pas encore l'heure...
Alors si tu es d'accord avec ça, clique sur le bouton rouge (et mets les watts):
http://www.machine-a-pets.com/?referer=effiliation_machine_ida1395024025 sinon relis :-)

Jo des sources - bili-bili-bili


10 mars 2010

confessional

"ça fait 2 ans que je suis un petit con... j'ai fait beaucoup de conneries!" confesse Brian Joubert à l'issue de sa décevante prestation.
"J'ai été infidèle, j'ai eu des liaisons, j'ai trompé. Ce que j'ai fait n'était pas acceptable et j'en suis le seul responsable" annonce Tiger Woods sous des sourcils généreusement circonflexes.
"Je ne suis pas l'arbitre mais si j'ai blessé quelqu'un, je m'en excuse" Thierry Henry - contortionniste"
Je sens cette fois que je vous ai directement blessé et j'en suis désolé. Je peux juste vous demander de m'excuser". Chris Brown après avoir une nouvelle fois cogné Rihanna.

"excuses publiques" dans Google.

Avant qu'Helmut Fritz ne s'inspire de ce tissus de conneries pour un prochain single à succès, on devrait remercier la considération des auteurs de ces confessions "authentiquement sincères" envers notre personne, nous les témoins (forcés!) de leurs confessions. Pour ma part, glorifié par cette nouvelle fonction que je ne soupçonnais pas, je suis tenté de les signer d'un signe de croix et les absoudre de leurs pêchés. Dans le prétoire de la vertu, les magistrats et curés ne seront plus les maîtres de la décision juste, ils devront dorénavant compter sur nous ! Sus au maléfisme et en avant vers la rédemption !!

Jo - like Laure M.

ps: petite parenthèse avec le rapport de JP Delevoye, médiateur de la République : "La société française est fatiguée psychiquement... le chacun pour soi a remplacé l'envie de vivre ensemble". Merci Jipé mais tu sais, on roule sur la route, on va au supermarché et on a été au ski ; on est déja au courant.




22 février 2010

cantu

"le niveau des textes est au bord du délit culturel... ça c'est des vers de mirliton non homologués... de la revente de niaiseries en stock..." jetait Eric Naulleau à la face de Francis Lalanne lors d'un show cathodique dans lequel il répand abondamment sa notion du jugement.

Indépendamment de la situation irrévérencieuse (qui aurait pu avoir comme conséquence la marque de ma semelle sur la joue de ce chroniqueur si j'avais été à la place de l'invité), il n'a pas tort dans son raisonnement simpliste à propos de "l'art mineur". De même un tableau, un livre, un mets ou un film, qu'elle soit moderne ou contemporaine, la création artistique est par définition l'opportunité offerte de conter une histoire. Pour des raisons de préjugés simplistes, certains ont du mal à régler la parabole de leur l'esprit et enferment leur réflexion en dénigrant ce qui ne colle pas à leur caste. "On ne dit pas c'est pas bon, mais plutôt je n'aime pas" tentait pourtant d'inculquer Super Nanny...

Aujourd'hui, You Tube et Dailymotion sont les gardiens virtuels d'une formidable discothèque qui englobe les chansons que notre mémoire a conservé. Et bien plus encore! Equiper son ordi d'un kit d'enceintes de bonne qualité me paraît être le minimum d'investissement pour apprécier la quintessence de ce qu'internet met à notre disposition, après il n'y a plus qu'à se laisser aller...

Oui c'est vrai Mr le critique littéraire, il n'y a pas forcément de rimes philosophiques dans l'écriture de chaque chanson, mais s'abandonner à un peu de légèreté à l'écoute de celle-ci peut stimuler les neurones pour s'inventer une histoire :
http://www.youtube.com/watch?v=YVZYychHL8E
Je l'ai aimée dès que je l'ai écoutée, c'était il y a une quinzaine d'années et elle me fait toujours le même effet. Indépendamment de la composition, cet exceptionnel picking n'a à ma connaissance jamais été égalé malgré les multiples interprétations d'artistes confirmés.
Pour info ou rappel, le compositeur serbo-croate Goran Bregovic fit appel aux Corses Chjami Aghlalesi et à la chanteuse israëlienne Ofra Haza pour interpréter le générique de fin de "La Reine Margot", si c'est pas un joli mélange interracial ça ? (taper "elohi" dans Youtube)

Jo - récepteur

2 février 2010

arrête ton cinoch'

"IL" n'a pas lésiné sur le nombre de figurants ni sur le catastrophisme du scénario.
"IL" y a mis les moyens aussi.
"IL" n'a pas eu besoin de faire appel à des fonds faramineux car l'argent n'est pas sa mire.
"IL" n'a eu qu'à faire "clic" et ça s'est produit.
Et pas besoin de lunettes 3D pour le visionner.

Non, ce n'est pas James Cameron et les 500 millions de $ engloutis dans la production d'un film pour divertir le monde avide d'émotions surnaturelles (et qui par effet de levier va rapporter quelques 1.620 milliard de dollars).

Non, "IL" est encore plus puissant.

Au jeu des records d'entrées dans les salles sombres, "Chine" a fait 65 000 en 2008, "Tsunami" 230 000 en décembre 2004, on parle de 200 000 pour le dernier évènement, et bien-sûr + à venir. Par contre, niveau Golden Globe et Oscars, j'crois qu'y a rien...


Au-delà du ton sarcastique inspiré pour ce petit billet d'humeur, j'ai toujours du mal à saisir le décalage et la décadence de ceux qui amassent bien plus qu'ils ne pourront jamais dépenser, qui déménagent pour ne pas avoir à partager, qui placent pour que leurs biens continuent à travailler, et ceux qui n'ont rien et sur lesquels ça tombe.
Si je pouvais chuchoter dans l'oreille de "IL", je sais où je dirigerais les "clics".

A l'heure de la rédaction de ces lignes, soit 6 jours et demi après, il y a des petits garçons, des petites filles, des mamans, des papas, des amis, des fiancées, des frères qui sont vivants et en bonne santé. Qui entendent et qui attendent dans une petite cavité sous le béton, qui parlent encore et qui espèrent mais qui ne pourront être sauvés. Pourtant ceux-là n'aspirent qu'à l'essentiel.

Putain, des fois "IL" déconne quand même...

Jo - glue-cause

20 janvier 2010

flash mob

En 25 ans de carrière, Oprah Winfrey a dû en voir d'autres, et pourtant...


Jo - move it !



15 janvier 2010

mais qui ?

...se soucie de nous ? Pas vous !

Comme les nanas qui partageraient bien quelques minutes "chaleureuses" avec des frimeurs archétypés machos, je laisse sans complexe ma fierté de mâle de côté et me jette dans la fosse pour l'encenser. Il pourrait être ridicule avec ses Ray-Ban, son cuir et son Cohiba mais c'est avec délectation que je me laisse embarquer dans son jeu de mec, et il le joue à fond le bougre. Comme pour ne rien oublier à lapanoplie, il s'affiche avec un cigare fraîchement allumé sur toutes les photos d'interview, à se demander d'ailleurs comment il ne s'est pas encore cassé la gueule dans les backstage avec ses lunettes fumées mais il est là, on se marre et le jeu est bon.

Rock, il va la jouer "rock" prévient-il, celui qui s'acharne à prôner la glande s'est quand même monté un véritable studio de répèt' dans son village de Balagne pour ne pas décevoir le public de sa tournée, c'est ce que j'apprécie chez les hommes de cette génération, ils ne craignent plus de montrer leur sensibilité. Et s'il a choisi de rejouer le concert de 1993 sans réelle nouveauté, c'est peut-être pour freiner un peu le temps.

On va d'ailleurs le prendre pour partager ces instants Mister Dutronc, merci de nous les proposer, d'ailleurs en y songeant je vais enflammer une vitole et me laisser envoûter lentement...

Jo - volute
13 janvier 2010

les bons voeux


Une bonne année, je souhaite une bonne année à :
- Clotilde Reiss (prisonnière de l'absurde),
- Florence Cassez (prisonnière de la magouille),
- Nikos Agliagagas (prisonnier de la bêtise).

Je souhaite une bonne année :
- aux courageux opposants iraniens,
- à ceux qui, à tous niveaux, oeuvrent concrètement pour le bien,
- à Besancenot le postier rigolo.

J'aimerais souhaiter une bonne année :
- aux mamans qui pleurent leur enfant accidenté cette nuit et celles à venir,
- aux enfants auxquels les parents manquent,
- à ceux qui ont mal, à ceux qui ont peur,
- et puis à Berlusconi aussi parce-qu'une agression physique ça fait mal à la tête et au coeur.

Je souhaite une bonne année à ceux qui me lisent en soulignant votre mérite à me subir au long de l'année (d'autant que je n'ai pas l'intention d'arrêter), à ceux que je vois, à ceux que je vois moins mais la pensée est toujours là. PACE E SALUTE !

Jo - essentielophile

bon coup






Pas besoin de bien grand chose pour le réaliser, mais réaliser que pas grand chose ça peut faire du bien, en voila un besoin ;-)




Bon, on méditera sur cette phrase (qui me sort de je ne sais où) pendant la cuisson, hein ? Pour l'heure, y a plus marrant à faire.


Ingrédients :
- une vieille poêle trouée (investissement à long terme d'autant qu'elle se loge facilement dans un coffre de voiture ou sous la selle d'un scooter (plus chiant déja)),
- un barbecue ou des grosses pierres posées par terre,
- du bois ramassé ça et là,
- quelques poignées de châtaignes d'Ardèche ou de Corse achetées chez le primeur du coin,
- des allumettes,
- un couteau,
- et un bon vin rouge boisé.

Réalisable sur une terrasse, un balcon, dans un jardin ou la nature, c'est un moment de saison dont il faut profiter.Laisser quelques bonnes minutes entre les phases suivantes :
1. déboucher la bouteille et laisser décanter après avoir goûté,
2. ouvrir les Corses des châtaignes avec le couteau et les déposer sur la braise,
3. boire un coup,
4. placer ses mains autour du feu pour se réchauffer,
5. retourner les châtaignes,
6. remplir le verre,
7. méditer sur la phrase en préambule à ce billet,
8. boire un coup,
9. retourner les châtaignes,
8. s'éloigner un peu du feu parce-qu'il commence à faire chaud,
9. se bercer un berre,
10. retourner les châtaignes,
11. ramasser celles qui sont tombées dans la braise car les gestes se font moins précis,
12. souffler sur les doigts qui ont mis du temps à indiquer au cerveau que c'était chaud,
13. moire un gou et se rezerbir (oh merde! à godé..),
14. co-co-mmencer à banger, à à à brancher, àààà bouffer 2/3 châdaignes pour ébonger un peu l'estomac,
15. l'accompagner du bin mour édeindre le feu sur la langue,
16. rebourder les jadègnes,
17. recommencer le 11,
18. s'appuyer sur un arbre/un mur/une chaise, fo pas s'asseoir,
19. récupérer ces budains de jâdaignes noircies et di-diduber jusqu'à àààà dable,
20. moire le le le von de de la boudeille,
21. bouffer,
22. s'allonger sur le canapé, pour le rangement on verra plus tard...

Enjoy !
Jo - à poêle

NB : réalité inspirée d'une vieille histoire de dinde au whisky...

"nous"


femme sage



Bolimbo est aujourd'hui une jeune fille pleine de vie !

depart


29 septembre 2009

moules


9 septembre 2009

parapluie



1. Ce matin, je me suis réveillé avec cet air dans la tête.
2. Et puis sur le chemin du boulot, j'ai failli m'éclater comme jamais en scooter, la plus grande glisse de ma vie (pour rattraper ça, il ne pouvait qu'y avoir une force surnaturelle venue de l'Au-delà..).

Alors comme j'ai réchappé au 2, ben j'apprécie d'autant plus le 1.
J'apprécie particulièrement la version Fiori à condition de s'arrêter à son écoute, d'où la version grecque...

Jo - toujours vivant !

après la liste...


A l'heure où les artistes nantis conspuent ouvertement l'action d'Israël entre 2 soirées parisiennes folles (voir Gala, Voici...), que les journaleux des grands JT dirigent "leur" information avec "leur" impartialité, ou quand les politiciens français en mal de reconnaissance électorale font les têtes de cortèges des manifs pro-palestiniennes, un petit retour en pas-trop-loin-derrière, ça fait du bien à nos mémoires chancelantes...
Merci Mr Spielberg, mais ce personnage ambigu que vous nous présentez comme un héros, n'est-il pas magnifié pour toucher notre sensibilité et nous diriger vers votre pensée ?

L'Histoire répond d'elle-même : qu'est devenu Oskar Schindler après la Libération ?



"L'armistice est signé le 7 mai 1945, le cessez-le-feu entrant en vigueur le 8 à minuit. Avant d'abandonner ses fonctions, Schindler incite ses employés à la modération, en les remerciant pour leur coopération. Avecune habileté consommée, il félicite les gardes SS pour leur comportement exemplaire, leur ôtant toute velléité de se battre. Ceux-ci quittent l'atelier sans protester et disparaissent vers minuit, laissant derrièreeux leurs armes. Après avoir remis à ses ouvriers des manteaux, chaussures et lainages stockés à leur intention, Schindler revêt une tenue de prisonnier et part avec Emilie en Mercedes. Huit volontairesl'accompagnent dans un camion chargé de nourriture, d'alcool et de cigarettes. Trois jours plus tard, un officier russe vient libérer Brinnlilz. Pendant ce temps, Schindler et sa suite gagnent successivementLinz, puis Nuremberg et Constance où ils sont remis aux autorités françaises. Après sept jours d'interrogatoire, les Français apprennent leur véritable identité, et leur étonnante odyssée.Mais entre-temps, les Russes ont confisqué l'usine de Brinnlitz et les Tchèques ont fait main basse sur les bijoux des Schindler. L'industriel, ruiné, ne peut plus compter que sur la protection et le dévouement deceux de ses employés restés en Allemagne et qui sont désormais sa vraie famille.Fort heureusement, la Commission d'entraide (organisation de secours international juif) vient à son secours. Au vu de sa situation désastreuse, elle lui fait don, en 1949, de 15 000 dollars. Schindler partalors pour l'Argentine avec Emilie et une demi-douzaine de familles juives amies. Etabli dans une ferme des environs de Buenos Aires, il tente de se reconvertir à l'élevage, mais fait faillite en 1957. Le couple se retirealors dans une maison de banlieue procurée par l'organisation juive B'nai B'rith. Après avoir travaillé pendant un an comme représentant de commerce, Schindler retourne seul à Francfortt et réussit à acheter unefabrique de ciment grâce aux dons de la Commission d'entraide et des anciens de Brinnlitz. Mais C'est un nouvel échec : l'affaire est mise en liquidation en 1961.Apprenant ses ennuis, les "Schindlerjuden" d'Israël l'invitent dans leur nouvelle patrie où il reçoit un accueil triomphal. A la demande d'Itzhak Stern, Jakob Sternberg et Moshe Beijski, le conseil d'administration de YadVashern examine le dossier Schindler et reconnaît officiellement sa courageuse action en faveur des Juifs. La municipalité de Tel Aviv lui rend un hommage solennel pour son cinquante-troisième anniversaire enapposant, dans le Parc des Héros une plaque attestant qu'il a sauvé de la mort 1 200 prisonniers. Dix jours plus lard, Schindler se voit décerner à Jérusalem le titre de "Juste". Il est invité à planter un arbre à sonnom dans l'Allée des Justes menant au mémorial de Yad Vashem (deux autres sont plantés en l'honneur de Julius Madritsch et du directeur de son usine de Plaszow, Raimund Titsch.)Schindler, démuni et démoralisé, s'est retiré dans un petit appartement de Francfort. Il passe chaque année plusieurs mois chez les survivants de Brinnlitz, devenus ses seuls soutiens moraux et financiers. Stern,Sternberg et Beijski harcèlent le gouvernement allemand pour que celui-ci verse une pension à leur ami. En 1966, le président Adenauer lui remet la Croix du mérite, et à partir de juillet 1968, Schindler perçoit unepension mensuelle de 200 marks. Employé par les Amis allemands de l'Université hébraïque, il collecte des fonds auprès de donateurs ouest-allemands et met sur pied un programme d'échanges entre jeunes israéliens et allemands.En 1972, soixante-quinze anciens de Brinnlitz font un don de 120 000 dollars pour que soit dédié à Schindler un étage du Centre de recherches Truman de l'Université hébraïque. Une salle de lecture abritera un "Livre de la vie" retraçant sa conduite et citant les noms de tous ceux qu'il a secourus.Cependant sa santé, déjà chancelante, ne cesse de décliner. Oskar Schindler meurt d'artériosclérose le 9 octobre 1974, à Francfort.Conformément à ses dernières volontés, il est enterré dans le cimetière orthodoxe de Jérusalem en présence d'une foule impressionnante et de nombreux "Schindlerjuden" venus lui rendre un ultime hommage"(source : http://cultes.ifrance.com/bioschindler.htm)