(life)

J'ai visionné cette séquence à des moments différents pour être sûr de ne pas me laisser embarquer par l'émotion d'un jour, par une sensibilité exarcerbée d'une suite de faits ou de pensées rencontrés en journée. Il n'y a pas de fil à suivre dans cette réalisation, pas de story-board précis mais une succession de scènes misant sur des instants de vie magnifiés, simples, à portée de pensée et si proches que je m'y laisse volontiers emporter...

Maintenant j'en suis sûr, c'est de l'amour qu'il y a dans ces clichés.




Summer feelings from sebastien montaz-rosset on Vimeo.
Il n'en n'est pas à son coup d'essai, Sébastien Montaz-Rosset, et je suis fasciné depuis quelques jours par l'univers qu'il expose parmi les 103 vidéos présentées sur son compte Viméo. Tiens à ce propos, "I Believe I Can Fly" a remporté dimanche le prix du film d'aventure à La Rochelle.


"Le sublime doit être dans le sentiment ou dans la pensée ; et la simplicité dans l'expression" - Jean le Rond D'Alembert.


dans l'objectif


Superbe photo parue dans le Corse Matin de ce jour pour illustrer un article sur les intempéries : les bougies, le pain de montagne entamé, le journal plié sur les mots croisés puis la résignation, l'attente et la patience dans l'expression de ce monsieur, maintes fois rompu à cet exercice dans son petit village d'Alandu (Hte Corse).

07 novembre 2011

plouf


Si j'étais pirate somalien, je préfèrerais être arraisonné par une [gentille] organisation de l'Onu que par l'armée Russe... Enfin, ceux-là n'auront pas à souffrir de ce délicat choix cornélien [qui constitue un dilemme, qui oppose la raison et les sentiments] :


http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=TruV3sxS9Zw

RDV en terrain connu

Je me suis ennuyé hier soir devant cet évènement que j'attendais pourtant ; on s'ennuie forcément quand on saisit les coulisses du show, quand on voit clair derrière le numéro...

C'est d'autant plus dommage que la France s'est [enfin] intéressée en masse à ce qu'il se passe hors de ses frontières, à la chaleur du contact humain, aux préceptes de la simplicité et ses versets philosophiques chers à la bonne vie : nous étions 7 millions 700 mille devant notre écran, soit 27% des téléspectateurs, waouh !
Bon évidemment, plus de 5 millions n'ont toujours pas découvert d'autre touche que le 1 sur leur télécommande ("Les experts Manhattan") tandis que plus de 2,5 millions (!) escortaient Louis la Brocante dans ses investigations, les scores de ce téléfilm m'impressionnant toujours..

En fait d'aventure humaine et de spontaneité dans les rencontres, je lui préfère dorénavant les périples d'Antoine de Maximy à travers son concept "J'irai dormir chez vous" dont voici la bande annonce du film qui a été diffusé ce lundi soir.


Et puis en restant sur le thème de cette vitrine de la France que sont les scores de médiamétrie, nous étions 961 000 spectateurs devant "j'irai dormir à Hollywood" (3,7%) tandis que plus de 6.5 millions se délectaient des pouvoirs magiques d'une naine dans la ville...


Aiuuutu ! (au secours)
Photo jointe : hommage à celui qui aurait pu remporter le prix Renaudot décerné ce jour (à 2 voix près), le monde du show-biz littéraire lui ayant préféré l'un de ses pairs...
Jo - desperate tv-man
2 novembre 2011




dissident



Alors qu'il s'avère que nous bénéficiions d'un prolongement de l'été sur la Côte d'Azur, il y a sur la route de ma maison un bosquet qui botte en dissidence. Celui-ci a décidé de respecter la mécanique céleste en faisant fi du dérèglement climatique dont semblent se satisfaire ses congénères. Cette scène n'est pas sans me rappeler mon père qui s'obstinait à respecter le fuseau horaire pendant le passage à l'heure d'été, avec pour conséquence durant quelques temps le décalage de notre déjeuner à 11h30 alors que les copains jouaient encore dehors.

Le temps et le manque poètisent les souvenirs...


«L'extraordinaire se trouve sur le chemin des gens ordinaires.»[ Paulo Coelho]


Jo - bucolique
16 octobre 2011

corrrrida

Il y a des moyens multiples de manifester son désaccord face à ce qui apparaît comme une injustice ; après, tout dépend du courage et de la conviction qu'on met dans sa volonté à vouloir changer les choses.

Conscients qu'ils vont froisser le faible nombre de neurones qui constitue l'encéphale de ceux qui assistent à ce genre de distractions (abolies depuis 3 semaines dans leur pays natal, alors qu'en France on les érige au Patrimoine Culturel parce-que l'Homme évolue différemment de part et d'autre d'une ligne imaginaire nommée "frontière"), ils y ont été quand même.

Et si la façon est certes critiquable, fallait quand même avoir les couilles d'y aller ! :




http://www.youtube.com/watch?v=X_dP8_73KPM&feature=player_embedded


Ce qui a de scandaleux dans le scandale, c'est qu'on s'y habitue. [Simone Veil citant Simone de Beauvoir]

Jo - banderillo
15 octobre 2011

tomato



Assurément la meilleure du moment, même s'il faut être assis sur une sacrée notoriété pour ne communiquer que sur un nom. Moi qui suis un fana de pub (la créative, pas celle de la MAAF), je ne puis résister à l'envie de vous faire plonger quelques instants dans celle qui m'a captivé instanément. La voici , accompagnée du making off pour en mesurer la délicatesse et les prouesses de sa réalisation.

Et puis comme un bonheur n'arrive jamais seul, bain de mer dimanche et tomates en octobre, c'est fabuleux l'été indien !

"Etre heureux, c'est savoir qu'on l'est" [Sylvain Tesson]

Jo - à table !
4 octobre 2011

foire au vin

Septembre, c'est la foire aux vins dans les hypermarchés !

Il va sans dire que les industriels de la grand distrib' (ils se sont tous mis d'accord) ont su percevoir le fin palais qui émanait de votre personne en proposant les meilleurs crus de France.
Evidemment, il va de raison que la tranche visée, le quadragénaire -en passe de l'être, petite ou affirmée-, dont les revenus dépassent les 25 K€ annuels (je vous vois sortir vos calculettes), doit connaître et apprécier la saveur de ce noble breuvage.
Enfin, surtout savoir pérorer sur le sujet en soirée sinon à quoi bon...

Mais peut-être prenez-vous le train en marche ou ne savez simplement pas reconnaître ces oenologues avertis (ils débordent tellement de subtilité) alors à l'instar des expressions télévisuelles du type "il explose en bouche", "tu as revisité le plat" ou "tu t'es réapproprié la chanson", voici un petit lexique pour repérer ce joli monde de connaisseurs prônant Epicure à foison, omettant que ses préceptes ne sont pas axés sur la bouffe, les nanas et la vinasse mais sur un perception plus subtile du savoir vivre...


- il laisse un mauvais goût dans la bouche : on dit "il est acerbe / acre / ça a du mal se passer au cours de la centrifugation"
- il descend tout seul : on dit "il est chaleureux / épanoui / aimable / fruité"
- vous ne sentez rien : on dit "il est austère"
Une fois envoyé, vous pouvez pousser un peu plus en osant "il a du bouquet / il a du nez / il est pénétrant". N'oubliez pas de placer le "il est un peu jeune ce vin" et "il est épanoui", les adjectifs "souple" "nerveux" et "onctueux" marchent bien aussi. De temps en temps, pensez à lâcher un "il est court (ou long) en bouche" voire "oh! quelle robe chatoyante!" et plus risqué : "il manque d'acide tartrique".
Termes relevés et traduits à partir d'un article du journal apiazzetta.com


Allez, lors d'un prochain billet dans la même lignée, on causera golf, nouvelle Audi et cigares bagués, la liste du kit est garnie...


«Le plaisir est le commencement et la fin de la vie heureuse. (…) nous n'entendons pas par là les plaisirs des débauchés ni ceux qui se rattachent à la jouissance matérielle, (…) le plaisir que nous avons en vue est caractérisé par l'absence de souffrances corporelles et de troubles de l'âme..» [Epicure -342/-270 avant JC]



Jo - piquette
27 septembre 2011

derrière une pinte

Petite soirée de fin de semaine entre potes au pub de Valbonne (06). Pressions mousseuses, vannes à 1 franc et reluquage(s) sur fond d'un concert live emmené par un ensemble anglo-local. Quand le chanteur cèda le micro à un jeune homme dans l'assistance, à l'évidence et sans me prendre pour Sinclair dans Nouvelle Star, ce garçon délivrait un savoir technique bien supérieur à ce qu'on peut entendre dans le réseau de ces "soirées live".
Le cover de Kiss/Prince qu'il enchaînât me fit frémir ou comment caler avec justesse des égarements vocaux sur les lignes de partition en retombant toujours pile poil dans la gamme, un pur régal ! A l'issue de sa mini représentation, j'ai été lui demander sous quel pseudo on pouvait l'entendre sur internet et j'apprends après quelques recherches que ce jeune Cannois a fourbi ses armes dans Roméo et Juliette, Le Roi Soleil et la Star' Ac4, c'est pas rien comme parcours :-)
Il s'appelle John Eyzen, le voici lors d'une autre apparition:






http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=3M-0rCqb-UU

10 septembre 2011

dans sa cabane

Il fait partie des têtes de gondole de la rentrée littéraire (qui compte plus de 600 ouvrages cette année encore...) et si j'ai reposé son livre hier en portant mon choix sur un autre, France5 nous a offert le soir même ses images. Quel heureux hasard !

Qui n'a pas songé à un moment de sa vie partir loin de tout pendant 6 mois ? Sur une vie, 6 mois avec soi-même au milieu de nulle part, si ça finit pas à la "Into the Wild", ce doit être enrichissant nan ?

Lui l'a fait. A travers ses expériences, "raconter" est le métier de Sylvain Tesson et les images qu'il ramène de ce dernier reportage sont tout bonnement envoûtantes.
Tout comme cet instant cigare/vodka à la lueur d'une bougie sous le clair de lune... que j'ai imité dans la foulée pour mieux m'imiscer dans cette atmosphère feutrée...









http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=9-CxXrRieCM


Jo - dans ma caboche au calendos
4 septembre 2011

la sachologie




Les discussions de comptoir/repas-barbecue/antichambres des soirées bref, les temps morts où l'on veut se sentir important en conversant sur un fait d'actualité, sont particulièrement bruyantes et animées ces derniers temps. Il faut dire qu'entre Colonna, Omar et DSK, la chronique judiciaire a la part plutôt belle...

C'est avec une conviction non mesurée que vérités et diatribes sont alors développées avec parfois une virulence proche de l'intransigeance. Coupable ou innocent, ils savent qui a fait quoi et adhèrent sans compter à la mission qu'ils viennent de s'approprier, celle de convaincre les incrédules de leur ressentiment. 
Naturellement, les individus de même opinion s'allient, la sphère dans laquelle ils lévitent se gargarise de leur interprétation de l'information. Ils investissent physiquement LA cause. Evidemment, tous ont pris la peine de sortir des sentiers de l'information habituels pour se forger une opinion étayée par des faits avérés... Il va de soi que chacun d'eux s'est immergé dans "l'affaire" usant abondamment de cet outil formidable qu'est internet. Il va sans dire que ces personnes qui martellent à foison la justesse de leur opinion connaissent très bien les accusés, d'ailleurs ceux qui assurent leur innocence les nomment par leur prénom, c'est dire leur proximité ! Entre mensonges des avocats et orgueil des magistrats, c'est le regard, la posture, la prestance et l'aura qui deviennent un signe qui ne trompe pas. Après tout, l'un d'eux a bien failli être élu sans avoir jamais prononcé un discours de présidentiable...


Tss, tss, tss, mais c'est normal puisqu'ils savent.


Jo - coupable récidiviste
02 juillet 2011




[edit] concernant ces 3 affaires : pour avoir lu, écouté et cherché à y voir plus clair afin de découvrir la vérité, je suis en mesure d'affirmer avec aplomb ! ...que je n'en sais rien...

[jai rencontré] l'ermite de Roquebrune


Aujourd'hui, j'ai rencontré l'ermite du Rocher de Roquebrune et j'ai aimé.


On en parle depuis des décennies dans la région varoise, il a sa page sur Wikipédia, quelques ouvrages lui sont consacrés et Delarue l'a même convié sur un plateau télé !

Ce personnage vit dans une grotte qu'il a améliorée au cours de 45 années d'ermittage, la moitié de sa vie, et si le premier abord laisse penser à un acteur de pacotille pour touristes de Paris, quelques minutes partagées avec lui révèlent la profondeur de sa pensée.
Il ne sert pas la main, Frère Antoine, il déjoue ces gestes de familiarité en prétextant une pseudo crainte de "transmission de sa débilité", mais il propose spontanément de partager sa terrasse et offre de bon coeur un verre de rosé.
Pas avare de paroles, il joue avec fantaisie de son espièglerie, toujours prêt à lancer une formule, un précepte, qu'il a modernisé, en usant parfois de délicieuses métaphores qu'il a rassemblées sur un carnet vendu dans les magasins Bio (vous savez, ces sanctuaires à Bobos) dont il ne perçoit, par sa décision, aucun dividende.

Aujourd'hui j'ai encontré l'ermite de Roquebrune et j'ai écouté.

ll répond sans détour et avec humour aux questions posées, puis ses yeux se délèctent de notre humilité. Malgré son éloignement de la civilisation (1h de marche avant la première route), il est au courant de l'actualité : les 630m2 de DSK à Manhattan, les pieds de Georges Tron et autres potins du coin. "Téléphone arabe" déclare-t-il dans une nouvelle pirouette en réponse à notre surprise.

Il n'est pas de ces ecclésiastiques qui récitent des textes sans conviction, lui revendique sa foi en Dieu mêlée à la méditation ramenée en bagage de ses voyages en Inde. Il raconte sa rencontre avec Tim Guénard dont je conseille d'ailleurs la lecture de "Plus fort que la haine", il raconte quelques anecdotes de sa vie toujours empreintes de conclusion philosophiques.

Il n'est pas dupe, il sait que le monde est plus consommation que réflexion et introspection. Il ne nous endort pas avec des versets conceptuels, non, il accepte de donner en toute simplicité à la seule condition de venir le chercher.

Il dit :
"Si les limites des autres te contrarient, c'est qu'elles se heurtent aux tiennent".
"Toutes les peurs sont comme des guignols. Si on les deshabille, on y découvre notre propre main"
Il dit aussi que personne ne peut s'approprier la création des adages mais ceux-là, je pense que c'est lui qui les a écrits.


Aujourd'hui, je me suis pris pour Paolo Coelho sur les chemins de Compostelle, aujourd'hui j'ai rencontré l'ermite de Roquebrune et j'ai décidé d'y retourner... avec du rosé un peu moins frelaté ! ;-)


Jo - hé bé !
29 mai 2011

un nouveau jour

Heup heup heup ! On ne va pas passer devant "ça" sans s'arrêter un instant, non ?



"Il y a des maladies qui sont saines". [Eugène Ionesco]

"La santé peut paraître à la longue un peu fade ; il faut, pour la sentir, avoir été malade." [Jean-François Collin d'Harleville]
"Les maladies sont le plus court chemin de l'homme pour arriver à soi." [Thomas Bernhard]

[mort/maladie/vie dans Evène]

«L'affection que m'envoyaient les gens, j'avais l'impression que ça pouvait me guérir de tous les maux. C'est d'une telle force qu'on se dit: je suis immortel maintenant». [Alain Bashung]

"Je vais vous l'dire : je vous aime toutes et tous. La vie est belle." [Patrick Roy].
"N'attendons pas le pire pour parler d'amour." Moi.



[ edit ] : 3 mai 2011, Patrick Roy is not dead !

"l'inespoir"

Hier au cours d'une discussion, nous relevions le comportement réservé des Japonais face à la menace et au désastre qu'ils venaient de subir, sans être en mesure d'en expliquer les motivations. Yves Simon livre la raison dans le JDD de ce jour et ses mots sont si subtilement organisés que j'ai eu envie de partager cet édito.

[hs] Et pour ceux qui la ramènent en proclamant la mise à mort du papier au profit de l'interactivité, j'informe qu'à l'instant de cette rédaction (dimanche 11h), cet article n'est pas encore en ligne sur le site de ce média et que j'ai dû spécialement brancher mon scanner ! Mon cul, l'info sur l'iPad !

Jo - lueur d'espoir
13 mars 2011

le pot de terre

La guerre, ça fait pas marrer.

Sur l'extrait ci-après, on peut d'une part mesurer la prise de risques des journalistes (notamment cette intrépide Martine Laroche-Joubert qui parcourt le monde là où ça chauffe le plus) si l'avion avait attaqué, mais ce tour de force là, je ne sais pas s'il s'agit d'un coup de chance et/ou un intervention d'Allah wakbar, mais c'est un sacré coup de maître !

Le pot de terre contre le pot de fer :




Jo - aplomb (de 6)

6 mars 2011

erratum : la journaliste commentant ce sujet est Samah Soula. Cette précision n'enlève évidemment rien au courage de sa confrère précitée ;-)