Aujourd'hui j'ai 40 ans.
Ce fameux cap dont on me parle depuis quelques temps déja, qui, à force de l'entendre va finir par me convaincre qu'il puisse effectivement s'agir d'un cap...
C'est aujourd'hui le premier flashback, c'est ça ? Alors let's go pour une introspection (à demi) ouverte, livrée à brûle-pourpoint com dab (parce-que si j'me relis trop, je ne l'enverrai jamais !)
Tout commença en Mai 1968, jour de départ des fameux évènements : le 3. Pendant que Paris commençait la révolte, une femme donnait naissance à un (beau!) garçon dans une clinique bastiaise. Elle vivait à Bourges et avait choisi d'être près de sa famille pour donner la vie, mon père lui, ne m'a découvert que le 15 juin à Orly puisque les moyens transports étaient en grève.
RAS pour les années suivantes jusqu'à l'âge de 8 ans, où par le fait de la mauvaise interprétation d'une phrase, j'ai cru que m'a mère était morte. Un choc psychologique tellement fort qu'il en a modifié ma vie : àpartir de cet instant, j'ai bégayé.
Bègue, c'est le truc qui vous fait marrer dans certaines blagues, dans des films ou même dans des dessins animés (si si, je l'ai vu l'autre matin). Pour moi c'est celui qui induit la peur de s'exprimer, la peur de l'interro au tableau, la peur de répondre et une parole que l'on ne prend jamais. Cette différence fait qu'au moment de l'adolescence où chacun se construit une assurance, moi je m'effritais. Ainsi j'ai appris la solitude, les pensées, la lecture, la musique, à attendre peu des autres et à frapper fort quand on me fait mal.
Vers l'âge de 19 ans, le mal s'est estompé, comme ça, sans raison valable puisque des années d'orthophonie n'avait jamais rien amélioré. Pas du jour au lendemain bien-sûr, mais peut-être l'aboutissement d'uneconstruction qui s'ouvrait vers une émancipation. Bon c'est sûr, je fais toujours gaffe quand je m'exprime mais à présent je me considère comme guéri.
Le résultat, c'est que cette cassure m'a rendu plus fort et j'en viens même à penser qu'elle m'a été bénéfique - expression que j'emploie tout de même au conditionnel car employée généreusement par ceux quin'ont pas réellement souffert - pour apprécier avec des sentiments profonds ce que je rencontre au fil de ma vie, et continuer sans désir de revanche mais avec optimisme.
Finalement, peut-être suis-je vieux plus tôt mais je fais comme vous, j'avance avec mes erreurs et mes regrets, avec mes peurs et mes rêves, en phase avec mon âge et convaincu qu'il faille toujours oser.
Oser :
- dire oui,
- dire non,
- dire "tu m'emmerdes",
- "je t'aime",
- y aller,
- le faire.
Voilà c'est tout ! Bon ben, à dans 10 ans sur ce sujet et à bientôt pour un autre commentaire sur l'actualité ;-)
Jo - auto-thérapeute
"je reviens te chercher"
Musso vient d'éditer son nouveau roman.
Musso, c'est comme une bonne brioche au raisin : t'as pas vraiment faim mais tu te laisses aller à une petite gâterie car tu sais que la fin c'est le meilleur.Tu sais d'avance que ce ne sera pas une pâtisserie de Raimbault - Stéphane de L'Oasis à Mandelieu - tout en t'octroyant une plage de temps et d'appréciation pour sa dégustation.
Chez le boulanger, ils sont beaucoup à être entassés au même endroit (comme chez le libraire)- c'est amusant d'ailleurs, comme les yeux commandent l'estomac, centre névralgique de toutes sensations extrèmes - et puis tu te dégottes un banc ensoleillé pour te laisser envoûter.
Tu commences par la périphérie, doucement, parce-qu'un livre de Musso, c'est écrit gros et ça s'avale en 3 bouchées si tu te laisses aller à te goinfrer. Laisser le temps aux les papilles de s'éveiller pour ressentir à nouveau les mêmes saveurs que les fois précédentes...
Et puis tu déroules, doucement, tu dois même faire des poses pour ne pas tout croquer, pour pas gâcher car même s'il doit mettre seulement 4 mois pour l'écrire, toi, tu dois te retenir pour faire durer sa lecture au moins 1 jour.
Des fois, il y a + de raisins que de crème, et inversément mais tu prends. Tout l'temps.
Musso, il te rappelle que le monde court après une image et qu'il faut qu'il y ait des malheurs pour reconnaître l'essentiel. Dans ce livre, il rappelle que les secondes chances ne nous sauvent pas toujours. Musso, c'est l'amour de l'Amour, de la vie, de la préciosité et la simplicitédes éléments vitaux au bonheur.
Moi, je ressorts toujours plus fort d'une rencontre avec ses mots, j'aimerai qu'il en soit de même pour vous aussi.
G. Musso- Je reviens te chercher.
Vite !
ps: comme pour le roman précédent, je lui envoie une copie de ce mail ;-)
28 avril 2008
gitans
Ces derniers mois dans l'Oise, des malfrats bien renseignés pénètrent dans des maisons et maltraîtent leurs occupants pour soutirer leurs économies. Décris comme jeunes et sportifs, ils usent d'une rare violenceen insérant du métal dans leurs gants pour faire saigner leurs victimes lorsqu'ils les cognent.
Une vingtaine d'agressions ont été recensées jusqu'en février dernier, jour où ils ont pénétré dans la maison d'un couple sexuagénaire : "Ils lui ont cassé le nez, la mâchoire et les jambes à coups de barresde fer. Sa femme a été pendue par les pieds avant d'être frappée avec les mêmes barres de fer. Ils l'ont ensuite déshabillée, puis assommée et ligotée avec les fils du téléphone. Ils lui ont même dit "On va te violer." Ils l'ont mis au premier étage. Quand elle s'est réveillée, elle a sauté par la fenêtre, s'est blessée, mais a quand même réussi à alerter les voisins. Ça a fait partir les voyous, qui ont tout de même emporté argent et bijoux.
"Ce monsieur est le frère de Marcel Campion, le chef des forains de France, vous savez ces gens moitié gitans/moitié allumés ? Ces mecs qu'il vaut mieux éviter de faire chier.
Pour "faire avancer l'enquête" qui stagne pas mal, M. Campion a présenté à la presse une animation qui généralement fait marrer les enfants dans les fêtes foraines : une chaise qui vibre. Sauf que là, la mise en scène représentait un mannequin noirci sous l'effet de la chaise électrique.
Il a engagé des détectives privés... et puis sûrement qu'ils ne sont pas les seuls à chercher...
Il a proposé 50 000 € de récompense à celui qui donnerait de sérieux indices.
C'est marrant depuis, il ne se passe plus rien.
Peut-être la "peur a-t-elle changé de camp"... ou peut-être des corps démembrés pourrissent dans une décharge, sépulture approprié au repos de ces âmes perturbées...
Jo- oeil pour oeil
23 avril 2008
estelle et arthur c'est fini
Bon ça va, tout est dans le titre, on va pas en faire des caisses non plus...
De rien, j'vous en prie.
Jo - Voici
22 avril 2008
resto du beurre
Ce midi, j'ai été manger dans la rue des restos à Cannes.
C'était bondé dedans/dehors.
J'ai pris 2 "ptits pains" comme c'est écrit sur la carte ultra minimaliste. Dans mon assiette rectangulaire, il y avait 2 demi-sandwich et 2 feuilles de salade.
12 €uros.
Pour la jet-set cannoise (ou ses imitations), le raffinement c'est manger comme dans un snack, assis sur du mobilier tendance dans une rue où il y a "les-autres-comme-eux". Le génie de ses concepteurs : offrir du basique à prix élevé sur des critères type "huile d'olive biologique" qui séduit ceux qui cultivent leur corps et qui ne trouvent pas le temps pour le reste...
Putain c'est dingue, j'ai l'impression qu'il y a des trucs qui ne peuvent marcher qu'à Cannes.
Jo - homme sandwich
18 avril 2008
heinnnnn?
ça y est, moi aussi j'l'ai vu!
Après 3 tentatives infructueuses ( faire la queue étant redhibitoire pour ma petite personne ) j'ai pu visionner ce film qui a fait déplacer la France.
Ca fait un moment que je m'interroge sur un tel succès et que j'essaie de comprendre l'intérêt qui a pu pousser nos concitoyens à quitter leurs pénates pour rejoindre les salles obscures qu'ils ne fréquentent plus depuis longtemps.
Un film comme Titanic où le gigantisme du décor donne toute sa valeur au cinéma, je saisis le but du déplacement, mais les Ch'tis, j'suis un peu sur le cul quand même. En fait de super scénar, on parle de chaleur humaine ; faut-il que la France soit à ce point malade pour s'étonner de la fraternité que l'on pourrait trouver dans une région plutôt que dans une autre ? Faut-il se rendre au cinéma pour ouvrir la porte de son esprit à la joie de vivre et aux choses essentielles qui devraient guider notre existence ? "Putain ils sont bien, dans le Nord !" C'est sûrement vrai, mais nous on est quoi, juste des spectateurs ?
Je suis triste de cette constatation, moi qui ai toujours baigné dans cette ambiance. Chez moi aussi, dans l'extrème sud on t'ouvre la porte si t'en as besoin ou simplement l'envie de partager un moment autour d'un café...
Le problème des grandes villes, c'est la peur de l'autre mais dès que l'on sort dans les bourgades voisines, le Français est accueillant et fraternel. Du moins j'ose espérer que ce ne soit pas que dans mon regard...
16 avril 2008
Après 3 tentatives infructueuses ( faire la queue étant redhibitoire pour ma petite personne ) j'ai pu visionner ce film qui a fait déplacer la France.
Ca fait un moment que je m'interroge sur un tel succès et que j'essaie de comprendre l'intérêt qui a pu pousser nos concitoyens à quitter leurs pénates pour rejoindre les salles obscures qu'ils ne fréquentent plus depuis longtemps.
Un film comme Titanic où le gigantisme du décor donne toute sa valeur au cinéma, je saisis le but du déplacement, mais les Ch'tis, j'suis un peu sur le cul quand même. En fait de super scénar, on parle de chaleur humaine ; faut-il que la France soit à ce point malade pour s'étonner de la fraternité que l'on pourrait trouver dans une région plutôt que dans une autre ? Faut-il se rendre au cinéma pour ouvrir la porte de son esprit à la joie de vivre et aux choses essentielles qui devraient guider notre existence ? "Putain ils sont bien, dans le Nord !" C'est sûrement vrai, mais nous on est quoi, juste des spectateurs ?
Je suis triste de cette constatation, moi qui ai toujours baigné dans cette ambiance. Chez moi aussi, dans l'extrème sud on t'ouvre la porte si t'en as besoin ou simplement l'envie de partager un moment autour d'un café...
Le problème des grandes villes, c'est la peur de l'autre mais dès que l'on sort dans les bourgades voisines, le Français est accueillant et fraternel. Du moins j'ose espérer que ce ne soit pas que dans mon regard...
16 avril 2008
good morning
Dans mon nouveau métier, je vois des "instantanés" de vie parfois drôles, parfois bizarres, souvent beaux et pleins d'émotions, et puis des malheurs aussi. J'ai eu la photo du vieux monsieur dans son cercueil avec l'écharpe de l'OM (ça c'est drôle pour les supporters du PSG surtout lol), la dame de 50 ans qui me demande 3 tirages photo de l'inscription "chienasse" sur sa boîte aux lettres (une pour le ministère de l'intérieur, une pour la police et une pour elle), le joli couple qui vient immortaliser les images de la demoiselle prenant un bain de mer (un 3 avril, pas de doute, avec cette température, ils sont vraiment amoureux), l'arrière grand-mère qui, 27 ans après, a réuni tous ses petit-enfants pour reproduire un cliché où chacun reprend la position de naguère. Etc... etc...
Et puis ce matin à l'ouverture, il y a eu cette dame en pleurs qui me demande de reproduire des photos de ce petit garçon blond de 5 ans qui est décédé hier. Cette fameuse border-line qui fait rappeler que l'équilibre de la vie est précaire.
Life...
ps: ce qui est encore + triste, c'est que j'lui ai pas demandé une thune... pffff
4 avril 2008
Et puis ce matin à l'ouverture, il y a eu cette dame en pleurs qui me demande de reproduire des photos de ce petit garçon blond de 5 ans qui est décédé hier. Cette fameuse border-line qui fait rappeler que l'équilibre de la vie est précaire.
Life...
ps: ce qui est encore + triste, c'est que j'lui ai pas demandé une thune... pffff
4 avril 2008
dégaine
Hier matin, il y a eu un méga embouteillage comme rare de part et d'autre de la pénétrance Grasse Cannes, dû à un "spectaculaire" accident : une Clio s'est littéralement pulvérisée sur plus de 100 mètres. Les secours ont dû avoir recours aux pinces pneumatiques pour désincarcérer la jeune conductrice qui s'en sort avec de simples fractures.
Dans "spectaculaire", il y a "spectacle". Ceux qui roulaient à contresens ont ralenti fortement leur allure pour essayer d'entrevoir un morceau de chair meutrie, histoire d'alimenter leur tristes conversations. Certains ont dégainés leur portable pour se donner un peu plus d'importance en "partageant" leur scoop. Résultat, un autre carambolage avec plus de voitures et plus de casse, juste par l'égoïsme de notre génération, notre quotidien quoi...
J'me rappelle ma mère qui nous cachait les yeux quand on découvrait ce type de scène pendant les voyages de vacances dans la 404 familiale, aujourd'hui on ne se contente plus de regarder mais on filme pour en faire profiter.
Au delà du dégoût qu'elle m'inspire, cette décadence me donne envie de leur souhaiter la pareille. Pour goûter au plus près, encore plus.
Y a des fois où j'aimerais dégainer un gun...
29 mars 2008
Dans "spectaculaire", il y a "spectacle". Ceux qui roulaient à contresens ont ralenti fortement leur allure pour essayer d'entrevoir un morceau de chair meutrie, histoire d'alimenter leur tristes conversations. Certains ont dégainés leur portable pour se donner un peu plus d'importance en "partageant" leur scoop. Résultat, un autre carambolage avec plus de voitures et plus de casse, juste par l'égoïsme de notre génération, notre quotidien quoi...
J'me rappelle ma mère qui nous cachait les yeux quand on découvrait ce type de scène pendant les voyages de vacances dans la 404 familiale, aujourd'hui on ne se contente plus de regarder mais on filme pour en faire profiter.
Au delà du dégoût qu'elle m'inspire, cette décadence me donne envie de leur souhaiter la pareille. Pour goûter au plus près, encore plus.
Y a des fois où j'aimerais dégainer un gun...
29 mars 2008
acoustique
Quand un jury de "nouvelle star " donne une leçon.
Chanson à partir de la minute 2.30
"Tout droit devant soi,
Chacun pour soi.
Et on se perd à chaque seconde
Mais on n'est jamais tout seuls au monde"
3 mars 2008
bourre et bourre
...et ratatam.
La télé dans nos foyers faisant office d'ambiance, les publicistes doivent régorger de talent pour capter notre attention. Sur moi ça a marché, j'ai ce truc en tête toute la journée ! Un savant mix d'éléments ultra basiques, des paroles que l'on connaît énoncées par une voix "jeune père de famille" qui donne une rythmique incroyable à ce rif.
http://www.dailymotion.com/related/5259345/video/x34qb6_jeep-compass-pub-francaise-2007_music
Dommage que les designer de chez Jeep n'aient pas eu le même talent, huhuhu!
Jo - am-stram-gram
17 février 2008
tajine
Prendre la parole et position pour aller dans le sens du vent et rester dans le mouvement, ça fait toujours son petit effet.
Depuis quelques semaines, il y les mails "engagés" forwardés à tout va sur la dangerosité affirmée (!) du vaccin contre la grippe A, véhiculés par les jacquetteries de quelques personnages médiatiques ooooosant prendre position :
- il y a 2 semaines : avec un rictus en coin "le vaccin contre la grippe H1N1 ? Houla, non merci, haha!!" ironisaient les pipeul interrogés.
- hier sur le net (déja plus discrets), D. Brogniart se pose la question pour ses enfants, V. Genest se la pose pour elle-même (sic!), Drucker n'avoue que la vaccination contre la grippe saisonnière etc...
- demain ils useront de leurs passe-droits en coulisse pour ne pas avoir à faire la queue.
- la semaine prochaine ils auront eu leur petite piqûre et seront passés à un autre débat.
_________________________
Aujourd'hui : "ne pas accepter les minarets, c'est faire preuve de fermeture d'esprit" disent-ils.
En fait, tout dépend de la réflexion qu'on lance sur la liberté des uns et celle que certains prennent progressivement sur les autres. Pour ma part, ni raciste/ségrégationniste/patriote ou xénophobe, seulement attentif à cette mouvance qui s'installe sur la planète et qui ne prône pas la fraternité.
Bah, nul doute que sur la route du front en cas de confrontation physique, on croiserait en sens inverse les auteurs de ces paroles idéalos/bobos toujours avides de livrer la bonne pensée...
Jo - connerie's selectif
Depuis quelques semaines, il y les mails "engagés" forwardés à tout va sur la dangerosité affirmée (!) du vaccin contre la grippe A, véhiculés par les jacquetteries de quelques personnages médiatiques ooooosant prendre position :
- il y a 2 semaines : avec un rictus en coin "le vaccin contre la grippe H1N1 ? Houla, non merci, haha!!" ironisaient les pipeul interrogés.
- hier sur le net (déja plus discrets), D. Brogniart se pose la question pour ses enfants, V. Genest se la pose pour elle-même (sic!), Drucker n'avoue que la vaccination contre la grippe saisonnière etc...
- demain ils useront de leurs passe-droits en coulisse pour ne pas avoir à faire la queue.
- la semaine prochaine ils auront eu leur petite piqûre et seront passés à un autre débat.
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Aujourd'hui : "ne pas accepter les minarets, c'est faire preuve de fermeture d'esprit" disent-ils.
En fait, tout dépend de la réflexion qu'on lance sur la liberté des uns et celle que certains prennent progressivement sur les autres. Pour ma part, ni raciste/ségrégationniste/patriote ou xénophobe, seulement attentif à cette mouvance qui s'installe sur la planète et qui ne prône pas la fraternité.
Bah, nul doute que sur la route du front en cas de confrontation physique, on croiserait en sens inverse les auteurs de ces paroles idéalos/bobos toujours avides de livrer la bonne pensée...
Jo - connerie's selectif
miroir
J'aurais aimé la mort de Jocelyn Quivrin.
Parmi les 5000 tués annuels de la route en France, il y a des gars shootés qui distinguent difficilement les signalisations, des alcolos pas trop maîtres de leurs manoeuvres, des "sûrs d'eux" qui se la jouent Fangio, des gens normaux qui commettent des erreurs d'appréciation, d'inattention etc.. Bref, des accidents.
Il y a eux, peut-être demain nous, mais pour moi c'est trop tard : je n'aurai pas la mort de Jocelyn Quivrin.
Quelle tristesse.
Je ne mourrai pas à 31 ans dans un prototype high-tech dont seuls 18 privilégiés français en ont la jouissance, offrant ainsi une allure de super-héros et un charme poétique à mourir sous un pont du périph' parisien.
Ma femme -jeune et belle actrice- ne jouera pas du piano dans l'église, Jean Dujardin ne viendra pas à mon enterrement, pas de Samuel Le Bihan ni de Jean Reno, et pas non plus de Maïwenn/Hélène de Fougerolles/Anne Marivin et Nathalie Baye.
On ne me dégottera pas non plus une place au célèbre Père Lachaise où je reposerais aux côtés de Sarah Bernardt, Molière, Chopin, Jim Morrison, Jean Moulin, La Môme, Montant/Signoret et consoeurs.
Ce formidable ensemble apporte un aspect déja légendaire à un fait pourtant si banal mais je dois m'y résoudre, je n'aurai pas une aussi belle mort que celle de Jocelyn Quivrin. De toute façon, ça fait 10 ans que je sais que je ne mourrai pas à 31 ans.
Certains d'entre nous sont amenés à disparaître un peu plus tôt que d'autres mais puisque nous sommes "condamnés" à rester encore un peu, autant mesurer à sa juste valeur la préciosité du temps dont on dispose et d'en profiter pleinement pour que la dernière réflexion avant de passer de l'autre côté ne soit pas : "putain, j'aurais dû faire ça".
Jo - home... -élie, -mage
Parmi les 5000 tués annuels de la route en France, il y a des gars shootés qui distinguent difficilement les signalisations, des alcolos pas trop maîtres de leurs manoeuvres, des "sûrs d'eux" qui se la jouent Fangio, des gens normaux qui commettent des erreurs d'appréciation, d'inattention etc.. Bref, des accidents.
Il y a eux, peut-être demain nous, mais pour moi c'est trop tard : je n'aurai pas la mort de Jocelyn Quivrin.
Quelle tristesse.
Je ne mourrai pas à 31 ans dans un prototype high-tech dont seuls 18 privilégiés français en ont la jouissance, offrant ainsi une allure de super-héros et un charme poétique à mourir sous un pont du périph' parisien.
Ma femme -jeune et belle actrice- ne jouera pas du piano dans l'église, Jean Dujardin ne viendra pas à mon enterrement, pas de Samuel Le Bihan ni de Jean Reno, et pas non plus de Maïwenn/Hélène de Fougerolles/Anne Marivin et Nathalie Baye.
On ne me dégottera pas non plus une place au célèbre Père Lachaise où je reposerais aux côtés de Sarah Bernardt, Molière, Chopin, Jim Morrison, Jean Moulin, La Môme, Montant/Signoret et consoeurs.
Ce formidable ensemble apporte un aspect déja légendaire à un fait pourtant si banal mais je dois m'y résoudre, je n'aurai pas une aussi belle mort que celle de Jocelyn Quivrin. De toute façon, ça fait 10 ans que je sais que je ne mourrai pas à 31 ans.
Certains d'entre nous sont amenés à disparaître un peu plus tôt que d'autres mais puisque nous sommes "condamnés" à rester encore un peu, autant mesurer à sa juste valeur la préciosité du temps dont on dispose et d'en profiter pleinement pour que la dernière réflexion avant de passer de l'autre côté ne soit pas : "putain, j'aurais dû faire ça".
Jo - home... -élie, -mage
BBD
Waouh ! Le prix Renaudot !!?
Et carrément un mini reportage dans les JT, quel taaaaalent !!
Mais dites voir un peu, le prix Renaudot ce s'rait pas un peu du pipeau destiné à faire tourner les rouleaux*...?
Ce prix, c'est l'élection de la voiture de l'année : 10 journalistes/écrivains débattent pour booster celui qui fera les prochaines meilleures ventes auprès des bibliophiles de plage. Honorifique s'il en est, la distinction 2009 est accordée à une biographie, une vie à raconter à 44 ans... Comme s'il n'y avait pas d'autre ouvrage pour susciter l'envie de lecture.
Déja qu'on subissait ses railleries mégalomanes sur la 2ème page de Voici, voici (non, ce n'est pas une répétition) qu'il nous pond sa biographie. Non mais sans déconner, on connaît les turpitudes du sieur à travers ses précédents romans et sa façon de se soigner dans les pages pipeul, mais de là à donner du crédit à ses derniers écrits, ça reviendrait à accorder la Palme d'Or de Cannes à un documentaire (quoi ? ah bon, c'est déja fait ?**).
Mais bon sang, comme si on était en suffisamment bonne santé mentale pour aller en soigner d'autres !!
Dans la série desperate, coke et pipeul, on peut toujours apprécier la dépendance avouée d'Agassi ou sa révélation du port d'une perruque sur les courts pour masquer sa calvitie précoce ; allez, voire même l'hommage posthume de Patrick Sébastien rédigé pour sa mère dans Tu m'appelles en arrivant. Mais les biographies de gens connus remplissent déja les têtes de gondole des grandes surfaces d'alimentation, elles trônent entre les pensées des footballeurs et le redondant refrain du "j'ai souffert avant d'être une star", alors c'est bon quoi, place à l'imagination que diable ! Ok c'est vrai, on n'a pas nonnnnn plus la culture pour encenser un Goncourt (j'ai dû perdre 2 dixièmes d'acuité d'avoir insisté pour lire en entier le pavé de 2006 "Les bienveillantes" pourtant très instructif sur l'Histoire) car celui de 2008 "Syngué Sabour-Pierre de patience" prête visiblement à confusion quant à la compréhension du dénouement ; mais moi qui sort tout juste de "La Souille" avec un super scénario, une narration littéraire et des leçons de grammaire, franch'ment je me demande quelles sont les motivations de F.O Giesber, jury du prix Renaudot ??
Ce cercle très fermé d'écrivains connus et reconnus (par leurs pairs!) se congratule.
Messieurs écrivains/aines, rédigez donc des aventures qui nous emporteront loin de notre quotidien, donnez-nous de la pensée, du rêve, du "aut'chose" ; emmenez-moi chanterait l'Arménien.
Pour parler de vous, votre attaché de presse vous dégottera bien un petit rdv chez Ruquier ou Ardisson ;-)
Jo - écriveur
*d'imprimerie, à cause de la rime ;-)
** "Farenheit 9/11" et "Entre les murs"
Et carrément un mini reportage dans les JT, quel taaaaalent !!
Mais dites voir un peu, le prix Renaudot ce s'rait pas un peu du pipeau destiné à faire tourner les rouleaux*...?
Ce prix, c'est l'élection de la voiture de l'année : 10 journalistes/écrivains débattent pour booster celui qui fera les prochaines meilleures ventes auprès des bibliophiles de plage. Honorifique s'il en est, la distinction 2009 est accordée à une biographie, une vie à raconter à 44 ans... Comme s'il n'y avait pas d'autre ouvrage pour susciter l'envie de lecture.
Déja qu'on subissait ses railleries mégalomanes sur la 2ème page de Voici, voici (non, ce n'est pas une répétition) qu'il nous pond sa biographie. Non mais sans déconner, on connaît les turpitudes du sieur à travers ses précédents romans et sa façon de se soigner dans les pages pipeul, mais de là à donner du crédit à ses derniers écrits, ça reviendrait à accorder la Palme d'Or de Cannes à un documentaire (quoi ? ah bon, c'est déja fait ?**).
Mais bon sang, comme si on était en suffisamment bonne santé mentale pour aller en soigner d'autres !!
Dans la série desperate, coke et pipeul, on peut toujours apprécier la dépendance avouée d'Agassi ou sa révélation du port d'une perruque sur les courts pour masquer sa calvitie précoce ; allez, voire même l'hommage posthume de Patrick Sébastien rédigé pour sa mère dans Tu m'appelles en arrivant. Mais les biographies de gens connus remplissent déja les têtes de gondole des grandes surfaces d'alimentation, elles trônent entre les pensées des footballeurs et le redondant refrain du "j'ai souffert avant d'être une star", alors c'est bon quoi, place à l'imagination que diable ! Ok c'est vrai, on n'a pas nonnnnn plus la culture pour encenser un Goncourt (j'ai dû perdre 2 dixièmes d'acuité d'avoir insisté pour lire en entier le pavé de 2006 "Les bienveillantes" pourtant très instructif sur l'Histoire) car celui de 2008 "Syngué Sabour-Pierre de patience" prête visiblement à confusion quant à la compréhension du dénouement ; mais moi qui sort tout juste de "La Souille" avec un super scénario, une narration littéraire et des leçons de grammaire, franch'ment je me demande quelles sont les motivations de F.O Giesber, jury du prix Renaudot ??
Ce cercle très fermé d'écrivains connus et reconnus (par leurs pairs!) se congratule.
Messieurs écrivains/aines, rédigez donc des aventures qui nous emporteront loin de notre quotidien, donnez-nous de la pensée, du rêve, du "aut'chose" ; emmenez-moi chanterait l'Arménien.
Pour parler de vous, votre attaché de presse vous dégottera bien un petit rdv chez Ruquier ou Ardisson ;-)
Jo - écriveur
*d'imprimerie, à cause de la rime ;-)
** "Farenheit 9/11" et "Entre les murs"
under the sea
devil
Sans prétention mais avec grand intérêt, ceux qui me connaissent savent combien "l'homme" et son comportement me passionnent, les autres l'apprennent sur mon blog.
Je lis, j'écoute, je regarde. Je me marre et je pleure. Parfois émerveillé, souvent aigri, j'ai beau être de moins en moins surpris des constatations, le sujet reste pour autant "diablement" passionnant.
Diablement...
Aujourd'hui j'ai peur des paroles haineuses d'Amahdinejad envers l'Occident, du mouvement grandissant prônant l'éradication pure d'Obama et autres conneries auxquelles on n'attache que trop peu d'importance tellement elles ne sont que quelques phrases dans la bouche des présentateurs de JT. Je ne crois pas en dieu puisque je considère qu'il est l'invention de l'homme pour se donner la force d'excuser ses faiblesses ; mais si la réincarnation existe, alors je suis mort dans un camp de concentration tellement le sujet me tient à coeur. Il est la référence de nombreuses explications du comportement humain.
Quelles leçons tire l'homme des évènements de l'Holocauste ? Des documentaires chiants qui passent sur la 5, bon ok, et quoi d'autre ??
Cette lobotomisation a pourtant poussé des personnes "saines" dans le civil, des comptables, des pères de famille modèles et honnêtes à commettre des actes dont seuls les obscures méandres du cerveau humain sont capables de procréer, pour asservir un sentiment inconnu.
Inconnu, tant qu'il n'est pas déclenché.
Au moment de fuir les camps, il est reconnu que le comportement des tortionnaires s'est modifié brutalement comme si on leur ôtait un sort. Ils retrouvaient subitement une humanité envers ceux qu'ils maltraîtaientpour leur demander un pardon, et repartir vers une nouvelle vie "honnête et saine". Nul doute qu'ils y seront parvenus, ils ont dû d'ailleurs correctement éduquer leurs enfants et même aller prier à l'église chaquedimanche.
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Tanya Young -la miss-météo la plus sexy du PAF- présente un pilote de jeu télévisé baptisé Zone Extrême.
- "mauvaise réponse de Jean-Paul" s'exclame l'animatrice.
- "le châtiment ! le châtiment !" hurle le public.
Alain, la quarantaine, genre bon père de famille s'exécute. Parmi les 30 manettes à sa disposition devant lui, il pousse celle indiquant 340 volts. Dzitttt ! Le malheureux Jean-Paul, ligoté sur une chaise électrique hurle puis un silence pesant retombe. Il y a quelques minutes encore, Jean-Paul suppliait : "laissez-moi partir, ça fait trop mal, vous n'avez pas le droit !".
Maintenant il ne répond plus. Inconscient ? Mort ? Encouragé par l'animatrice, Alain pose encore 6 questions qui restent sans réponses. A chaque fois, sous les vivats du public, il administre le châtiment prévu : un choc électrique de plus en plus fort. Jusqu'à 460 volts !
Alain ne sait pas qu'il s'agit d'un simulacre de jeu et que Jean-Paul est un acteur qui simule la douleur, le public non plus, et pourtant 80 candidats se sont enchaînés pour jouer à punir.C'était au mois d'août 2009.
En 1963, une opération similaire avait été créée dans un laboratoire des Etats-Unis pour vérifier si des individus ordinaires étaient capables d'obéir aveuglément à une autorité jusqu'à se comporter comme des tortionnaires. Le participant était désigné comme professeur chargé de poser des questions à un élève -en fait un complice du laboratoire- installé sur une chaise électrique dans la pièce voisine. En cas de mauvaise réponse, le professeur devait administrer une décharge électrique de 15 à 450 volts à l'aide manettes sur lesquelles était précisé "choc léger", "choc moyen", "choc très intense", "danger: choc violent" et "XXX" pour des chocs aux conséquences inconnues.
Parmi les 40 "professeurs", tous ont infligé des "chocs très intenses", 65% d'entre-eux ont continué jusqu'au dernier bouton.
46 ans après, 81% des candidats ont torturé Jean-Paul jusqu'aux punitions supposées mortelles.(source "Sciences et Avenir" de sept. 09).
Jo - super méga aigri
28 septembre 2009
Je lis, j'écoute, je regarde. Je me marre et je pleure. Parfois émerveillé, souvent aigri, j'ai beau être de moins en moins surpris des constatations, le sujet reste pour autant "diablement" passionnant.
Diablement...
Aujourd'hui j'ai peur des paroles haineuses d'Amahdinejad envers l'Occident, du mouvement grandissant prônant l'éradication pure d'Obama et autres conneries auxquelles on n'attache que trop peu d'importance tellement elles ne sont que quelques phrases dans la bouche des présentateurs de JT. Je ne crois pas en dieu puisque je considère qu'il est l'invention de l'homme pour se donner la force d'excuser ses faiblesses ; mais si la réincarnation existe, alors je suis mort dans un camp de concentration tellement le sujet me tient à coeur. Il est la référence de nombreuses explications du comportement humain.
Quelles leçons tire l'homme des évènements de l'Holocauste ? Des documentaires chiants qui passent sur la 5, bon ok, et quoi d'autre ??
Cette lobotomisation a pourtant poussé des personnes "saines" dans le civil, des comptables, des pères de famille modèles et honnêtes à commettre des actes dont seuls les obscures méandres du cerveau humain sont capables de procréer, pour asservir un sentiment inconnu.
Inconnu, tant qu'il n'est pas déclenché.
Au moment de fuir les camps, il est reconnu que le comportement des tortionnaires s'est modifié brutalement comme si on leur ôtait un sort. Ils retrouvaient subitement une humanité envers ceux qu'ils maltraîtaientpour leur demander un pardon, et repartir vers une nouvelle vie "honnête et saine". Nul doute qu'ils y seront parvenus, ils ont dû d'ailleurs correctement éduquer leurs enfants et même aller prier à l'église chaquedimanche.
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Tanya Young -la miss-météo la plus sexy du PAF- présente un pilote de jeu télévisé baptisé Zone Extrême.
- "mauvaise réponse de Jean-Paul" s'exclame l'animatrice.
- "le châtiment ! le châtiment !" hurle le public.
Alain, la quarantaine, genre bon père de famille s'exécute. Parmi les 30 manettes à sa disposition devant lui, il pousse celle indiquant 340 volts. Dzitttt ! Le malheureux Jean-Paul, ligoté sur une chaise électrique hurle puis un silence pesant retombe. Il y a quelques minutes encore, Jean-Paul suppliait : "laissez-moi partir, ça fait trop mal, vous n'avez pas le droit !".
Maintenant il ne répond plus. Inconscient ? Mort ? Encouragé par l'animatrice, Alain pose encore 6 questions qui restent sans réponses. A chaque fois, sous les vivats du public, il administre le châtiment prévu : un choc électrique de plus en plus fort. Jusqu'à 460 volts !
Alain ne sait pas qu'il s'agit d'un simulacre de jeu et que Jean-Paul est un acteur qui simule la douleur, le public non plus, et pourtant 80 candidats se sont enchaînés pour jouer à punir.C'était au mois d'août 2009.
En 1963, une opération similaire avait été créée dans un laboratoire des Etats-Unis pour vérifier si des individus ordinaires étaient capables d'obéir aveuglément à une autorité jusqu'à se comporter comme des tortionnaires. Le participant était désigné comme professeur chargé de poser des questions à un élève -en fait un complice du laboratoire- installé sur une chaise électrique dans la pièce voisine. En cas de mauvaise réponse, le professeur devait administrer une décharge électrique de 15 à 450 volts à l'aide manettes sur lesquelles était précisé "choc léger", "choc moyen", "choc très intense", "danger: choc violent" et "XXX" pour des chocs aux conséquences inconnues.
Parmi les 40 "professeurs", tous ont infligé des "chocs très intenses", 65% d'entre-eux ont continué jusqu'au dernier bouton.
46 ans après, 81% des candidats ont torturé Jean-Paul jusqu'aux punitions supposées mortelles.(source "Sciences et Avenir" de sept. 09).
Jo - super méga aigri
28 septembre 2009
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