Monte Carl'




J'ai visionné 100 photos du Rallye de Monte Carlo, porté cette passion qui m'anime depuis plus de vingt ans maintenant.
J'en ai vu des belles, de très belles, des insensées, des poétiques et des magiques.

Je me suis arrêté sur celle-ci et pris le temps de la regarder, puis après délibération avec moi-même, je l'ai élu "Photo du Monte 2011". Pas de demi-mesure pour le meilleur !


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Bonsoir,

Oh !! vous y allez fort la quand même la plus belle photo du MC je ne pense pas mais votre compliment me fait grand plaisir. Surtout si grâce a ce cliché j'arrive à apporter de l'imagination et du plaisir.

Merci beaucoup.


Sportivement,
Franck

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Jo - influences
31 janvier 2011
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life et re-life... Alive !


Encore un jour spécial aujourd'hui : eh oui, on est toujours là !

Un jour [un peu plus] spécial [pour moi] aujourd'hui : ce matin, une femme que j'ai en affection a accompagné son fils vers sa demeure éternelle. 11 ans/accident de chasse/petit cercueil blanc. Je pleure avec toi, Mimi...


On a tous des parcours de vie particuliers jalonnés par des faits plus ou moins accentués. Chacun d'eux possède ses caractéristiques qu'on aurait tendance à considérer d'ordre privé, mais si l'occasion m'en était donnée je réaliserais une interview de chacun de vous pour les reporter sur "Le blog de la Vie" que je me plais à imaginer dans mes instants de bonté ;-)

La narration à venir a de spécifique qu'elle regroupe les 3 faits importants de cet homme considéré comme l'un des plus importants du Monde ; elle est porteuse d'humilité, de prise de conscience et dotée d'une force immense pour aborder en confiance les obstacles de la vie. Je puise dans certaines histoires cette positivité qui m'anime au quotidien et celle-ci est depuis longtemps dans "mes favoris". Je la consulte parfois quand l'équilibre vacille, en priant chaque jour de ne jamais rencontrer le pire...

http://www.kerignard.com/blog2/2008/02/stay-hungry-stay-foolish-steve-jobs.html


Jo - béquille
12 janvier 2011

en crève !

Ça y est, le DJ du 9-3 est décédé. Il valait peut-être mieux au regard des séquelles irréversibles provoquées par cette attaque du réveillon de fin d'année ; 8 personnes s'étant acharnées sur lui avec la rage facilement déployée par cette partie de la population française "contrariée".

"C'est la faute aux politiques, la faute à la police". "Faut faire quelque chose, ça peut plus continuer comme ça", assèneront
les micro-trottoirs du prochain JT.

Mais que faisaient les 50 convives présents dans la salle cette nuit-là ? Etaient-ils enchaînés ? Dinaîent-ils avec des couverts en guimauve ? Ou peut-être n'ont-ils rien vu...
Dans le fond, peut-on leur reprocher leur inaction ? A l'évidence, dans leurs pensées festives du moment, ils n'étaient pas préparés à subir une telle épreuve et le temps de la surprise fût trop long pour adopter une stratégie de défense commune.

Ils n'étaient pas prêts.

A se voiler la face sur cette violence puissante et soudaine qui peut déferler sur n'importe lequel d'entre nous à un feu rouge ou au supermarché, à censurer les images pour préserver notre sérénité, c'est logiquement un sentiment de lâcheté qui prime lorsque celle-ci se déclenche au détriment d'une action commune qui suffirait pour l'éradiquer.

Rappelez-vous ces images de la Shoah et ces centaines de Juifs immobiles en attendant sagement leur exécution par une vingtaine de personnes armées. J'ai été consterné par la disproportion entre les 2 camps : d'un côté des humains passifs, stupéfaits d'un tel déchaînement de violence à leur encontre, et de l'autre, des chiens galvanisés par la découverte de leur soudaine puissance. Ou bien cette scène de viol du si contreversé film "Irreversible", je n'en ai retenu que ces badauds qui faisaient une timide marche arrière suivant le principe du "tant que m'arrive pas, ça m'regarde pas". Bah, de toute façon il ne s'agissait que de cinéma...

FRANÇAIS, REVEILLEZ-VOUS ! ÇA SE PASSE CHEZ VOUS !!

Regardez ce qui se passe autour de vous, lisez, voyez, ayez peurs, soyez lucides sur cette actualité. Soyez prêts !

Dans la majorité des cas, les agressions ont lieu en milieu urbain où la concentration de témoins est largement supérieure aux agresseurs, que risque-t-on dès lors qu'on est plusieurs ? Une gifle ? Un coup de poing ??
Un intervenant courageux est-il un héros stupide au point d'avoir à réfléchir et hésiter à prêter main forte ?

Il est à la portée de chacun de changer le cours du destin :






Jo - cruel
6 janvier 2011

les bons voeux !


En accordant une importance mesurée au pretexte des festivités de fin d'année, le temps des nouvelles résolutions n'en n'a pas moins sonné !
On peut consacrer sa journée à pianoter un enjoué "santé/bonheur/prospérité" en cochant la mailing-list de son clavier, suggérer un timoré "bonne année et bonne santé" en claquant la bise appropriée ou penser amour et amitié dans une ferveur dévouée, mais ce que je préfère souhaiter à l'Homme, le 1er janvier et n'importe quel jour de l'année, c'est d'avoir 70 ans pendant quelques instants.

Et puis tiens, pourquoi pas maintenant ?

Goûter au malheur, à la maladie, à la peur et à l'oubli. Subir le manque, l'absence, les doutes, les regrets et les remords ; approcher la mort.
Penser, repenser, ruminer, mesurer, accepter ; vivre la déception, la trahison, la défaite et l'humilitation, se réfugier dans la résignation.

Goûter au malheur...
...pour revenir meilleurs et aborder les prochaines années sur les principes de l'humanité, de l'essentiel et de la simplicité !


Et si aujourd'hui, c'était ça ?




Pace e salute !Jo – acculeur ;-)
01 janvier 2011

nique la Police !



Notre perception de la mélomanie ne nous conduit pas naturellement vers l'écoute d'un orchestre philarmonique. Dans sa globalité, notre génération n'a pas reçu l'éducation auditive qui permettrait d'apprécier à sa valeur les instruments qui composent le répertoire classique. Jean-François Zygel s'y est bien employé durant ses émissions d'été en mariant symphonies, humour et modernisme, puis un chanteur de musique pop des années 80 s'y est récemment investi en mêlant ses compositions originales aux partitions dans de nouvelles gammes.


J'ai passé un agréable moment ce soir du 16 décembre devant la télé (une redif est programmée sur Arte le 31), le mariage de cette voix avec le Royal Philharmonic Concert Orchestra fût une conjonction de moments délicieux où se mêlaient élégance, retenues et confidentialité. Une découverte émouvante et enrichissante.

Le DVD est à la vente depuis quelques semaines, peut-être une petite idée de cadeau de dernière minute ?

Joyeux Noël !


Jo - pipeau
21 décembre 2010










petite étoile

Ce ne sont pas les mots compliqués qui forment les plus beaux textes, ni les plus belles matières qui composent les meilleurs produits (pas plus qu'un beau cul ne suffise à rendre une femme séduisante), mais bien la subtile combinaison de sensations de simplicité qui titille notre sensibilité.

C'est la prouesse que vient de réaliser cette agence de pub en présentant la nouvelle Nissan qui "énergise" les rues de Berlin à son passage.
A en croire le nombre de connexions, ce film déposé en version longue sur YouTube reçoit un intérêt substantiel, la chaleur de l'interprétation de "Twinkle Twinkle Little Star" désinstrumentalisée pour l'occasion, ferait-elle vaciller les coeurs ?

"
Brille, brille petite étoile,
Alors le voyageur dans l'obscurité
Te remercie pour ton étincelle minuscule.
Il ne saurait pas quel chemin prendre,
Si tu ne scintillais pas comme ça
" susurre l'artiste suédoise dans ce clip.

Refuge de la nuit, compagne des insomnies et confidente des soucis, c'est la psy chez laquelle on se réfugie...




Jo - stratosphère
23 octobre 2010





bas en retraite !


Il fraternise dans les manifs, il "amitise" à mort sur FaceBook, il consomme bio et le revendique (surtout!), il est responsable, il songe à laisser une planète propre à ses enfants, il prône la coolitude, l'amour et l'amitié.

Il ne met pas son clignotant pour tourner, il ne cède jamais sa place chez le boulanger, il consomme H&M et Smartphone pour nourrir les petits Indiens (ceux de l'Inde), il se jette sur les stations s'il entend une menace de pénurie, il prône la coolitude, l'amour et l'amitié mais "ne veut pas se faire bouffer par les autres !".

Les Français sont inquiets, dit ce soir l'ex-Mr Royal, ils craignent pour les droits qu'ils perdent. Les Français craignent tout court, monsieur le politicien, ils ouvrent grandes leurs gueules et reposent leur esprit : 74% des Français disposent d'une connexion internet et détiennent le record d'Europe avec une moyenne de 13h/semaine devant l'écran mais c'est sur les "réseaux sociaux" qu'il passe leur temps. Ils jouissent également d'un bouquet-TV ultra fournis, mais ce sont bien les séries et le foot qui raflent les scores de médiamétrie, 2 millions et demi d'entre-eux lisent la presse people chaque semaine alors que quelques 700 ouvrages sont sortis de presse pour cette nouvelle rentrée littéraire. La vie ne s'apprend pas dans les livres, pourraient-ils arguer, et pourtant...

Si les têtes de gondoles sont squattées par les maisons d'édition qui s'auto-promotionnent et s'auto-congratulent en éditant les biographies des gens de télé à 25€ l'unité, les rééditions de narrations qualitatives en livres de poche offrent en plus la saveur du chinage. Extraits de 3 d'entre-eux pour regarder les JT avec un autre oeil :
Jacques Attali - Dr en économie - conseiller de F. Mitterrand pendant 20 ans : "En 2050, 9,5 milliards d'êtres humains peupleront la Terre, soit 3 milliards de plus qu'aujourd'hui. L'espérance de vie dans les pays les plus riches approchera le siècle, en conséquence, l'humanité vieillira. Le nombre de gens en âge de travailler aura aussi doublé. .../... La croissance aggrave la misère de beaucoup. Une part importante des biens exportés à très bas prix vers les magasins d'Europe et d'Amérique est fabriquée par des travailleurs ultra-exploités. En 2006, 250 millions d'enfants dans le monde - dont le quart de moins de 10 ans- travaillent dans des conditions d'exploitation intolérables .../... C'est la démographie qui sera le principal facteur de croissance du nombre de musulmans : ils seront près de 1.8 milliard en 2020, soit le quart de la population mondiale. .../...

En 2004, Apple a compris que le profit se faisait sur l'objet nomade et non sur les données qui y circulent, gratuitement pour l'essentiel." ["Une brève histoire de l'avenir" - 6.50€ ].-------------------------------Le phénomène de masse, l'hystérie collective, jusqu'où peut aller l'homme lorsqu'il connaît privations et frustration. Un fait divers qui se déroule en 1870, cependant reproduit à plusieurs reprises et à différentes échelles depuis... ["Mangez-le si vous voulez" - 5.00€ - Jean Teulé].

------------------------------Et enfin, une histoire pleine de force et d'espoir sortie de l'imagination fertile d'Eric-Emmanuel Schmitt -même si l'histoire de Saad n'est guère éloignée de la réalité-, agrémentée de quelques tirades habiles : " J'aurais été ravi de partager l'illusion des gens heureux, croire qu'ils occupent le plus beau site du monde sans qu'aucune excursion ne les ait autoriser à entamer une comparaison. .../... Le plus difficile dans une discussion, ce n'est pas de défendre une opinion, c'est d'en avoir une. .../... Dieu est grand, il laisse de l'air entre les oreilles de ceux qui n'entendent pas." [Ulysse from Bagdad - 6.50 €]



Retraite à 62 ans ? Pas content ? Et si on regardait nos vies d'un petit peu plus en avant ?


Jo - courte échelle
13 octobre 2010

lettera per Louis

"- allô ? - bonjour Madame, je suis le fils de Toussaint Baldi, pourrais-je parler à Louis, s'il vous plaît ?
- oui bien-sûr, il est dans le jardin, je vais le chercher,



- Ô Louis, c'est JoLéo. Bon, écoute, je voulais te prévenir que Papa avait fait 2 infarctus consécutifs ce week-end, il a été héliporté à l'hopital lundi. Je suis arrivé hier soir, j'ai pu le voir et discuter avec lui mais il est parti ce matin à 5h30. Voilà, tu étais son ami, je tenais à ce que ce soit nous qui te l'apprenions.
- ...
- Louis ? Tu es là ?
- oui oui Jo, ça va... merci..."

Il a bientôt 80 ans Louis, son tempérament et sa carrière de motard de la police ont longtemps été la crainte des Bastiais à l'époque où il était en service mais le temps l'a adouci et cette période "glorieuse" est révolue aujourd'hui. Depuis une vingtaine d'années, il s'est lié d'amitié à un personnage qui partageait les mêmes rigueurs et véhiculait les mêmes valeurs sur le chemin de la vie. Ils ont passé beaucoup de temps tous les deux et pas seulement dans la passion qu'ils partageaient : ils ont jardiné, bricolé, discuté, bavardé, déjeuné, téléphoné bref, échangé leur amitié.

Il ne pleure pas Louis, il est de ceux qui contiennent leur tristesse. Des visites mortuaires, il en a rendu plusieurs ces dernières années (en Corse, on connait forcément un membre de la famille d'un défunt, un sens inné du respect de la part de cette génération "d'authentiques" gomme les kilomètres, les efforts et le temps pour honorer le dernier voyage), mais ses yeux brillent lorsqu'il voit son ami allongé sans vie sur ce lit d'habitude dédié à la sieste. Il s'assied et il regarde. Il ressasse.

L'église est trop petite pour accueillir les personnes venues témoigner leur estime à son ami, il regarde autour de lui, il est fier de constater une telle ferveur autour de cet évènement. Tous sont là, ils sont venus rendre hommage à cet homme brut, droit, franc, amoureux de la nature et des "gens biens" quelque-soient leur provenance ou leurs appartenances, lui qui ne concédait aucun effort aux faux-semblants. Les petites fâcheries de village sont gommées au profit d'un profond respect. Dans l'église, les portes drapeaux, debout derrière l'ex-aumônier, ont fière allure dans leurs habits de soldats, ils font honneur à l'ancien combattant car dans la foule certains savent les moments forts qu'ils ont vécu à ses côtés durant la guerre d'Algérie, ceux dont les mots ne pourraient traduire l'intensité de l'émotion.

Puis maintenant il marche, Louis, il suit le long cortège qui mène jusqu'à la dernière demeure de son ami, c'est la dernière promenade, celle de l'À-Dieu.

Tous sont là.

Il est rentré chez lui, Louis, il est redescendu en plaine et a repris ses travaux de jardinage, la seule activité que lui confère son âge. Oh, il connaît le cycle, il sait. Il va donner un peu plus d'amour autour de lui pour mieux en recevoir, il sait que la vie c'est avant tout un partage, du temps et de l'attention portés à l'autre, une fraternité qui ne s'acquiert que par la force des sentiments. Il sait l'essentiel de la profondeur.


Santu veille sur nous à présent, comme il l'a fait de son vivant, les marques de respect à l'Homme seront autant de témoignages d'amour consacrées à son souvenir. Comme avant, je ferai miens les adages de son enseignement en ne dérogeant jamais aux règles de droiture et d'honnêteté.

Santu - 11/11/1935 - 26/08/2010
Papa...



highway to the show !

36 années d'existence, 200 millions d'albums vendus et 2 dates de concert en France, ça créé l'évènement !
Je n'y ai pas été pour raconter "j'y étais" (oui, je n'ai pas de compte sur Facebook...) mais plutôt pour accompagner un ami venant specialement de Corse pour l'occasion. Pour tout dire, j'y allais même un peu à reculons du fait du peu d'intérêt porté à ce genre musical (je n'ai plus 15 ans depuis un moment) et d'un certain manque de motivation à me mêler à la masse des hard-rockers quadra sur le retour, d'autant qu'une alerte météo planait sur ce concert en plein air...

A l'approche des énormes cornes rouges gonflables qui couvrent la scène, j'ai vu du monde 4h avant le début du concert et la plus grande file d'attente de ma vie. J'ai vu des stands de Kro partout. J'ai vu des gens patients. J'ai entendu de l'italien et du Lyonnais qui criaient leur identité dans la foule, des Savoyards qui arboraient leur drapeau aussi. Sous mon poncho qui ruisselait, j'ai couru pour arriver dans les premiers (ça c'était la volonté de mon accompagnateur afficionado), on a grugé (pour la même raison) et les grilles se sont ouvertes sur la pelouse face à la scène.
J'ai vu l'avant première partie, la première partie. Puis à 21h la lumière s'est éteinte... pour se rallumer sur AC/DC !

Et là, j'ai su.

44 000 personnes qui se déplacent parfois de loin et au tarif de 70€/tête pour voir et écouter 5 gars, c'est qu'il faut avoir des souvenirs de bonne qualité ! Au milieu d'un parterre évidemment conquis, ces quinquas bien en forme n'ont pas lésinés sur les moyens pour offrir un show à la hauteur de leur dimension en ne jouant pas la "staritude" des nazes, le chanteur et le guitariste leader ont développé un réel élan de sympathie envers leur public. Pas de mauvais humour, pas d'allusions grasses, pas d'obsenité et pas de vulgarité mais un vrai sens du respect du début à la fin du show où aucun coin de scène ne fut oublié pour rester au plus près de tous.
Dans le public, pas de mauvais mots ni de mauvais geste, pas de bousculades, pas de bagarre, juste une communion entre passionnés d'un même style musical, la pluie amenant une dimension intense à la magie de l'instant. Et c'était sacrément chouette !!

Allez, je suis (en partie) réconcilié avec l'humain, peut-être vais-je envisager d'aller voir un match de foot. Nan, j'déconne...

Un extrait ici :


Jo - en continu
17 juin 2010

conjonction (s)

Je t'attendais.

Je ne t'ai pas cherché, je savais que tu allais arriver.

J'avais déja connu ces instants. Rares, profonds. Oh, pas ces coups de foudre musicaux qui ne durent qu'un temps,
mais ces rencontres qui réchauffent doucement le sang.

Rares. Profondes.

"Le temps se fige, la folie paraît normale" dis-tu.
A ton écoute, me suis arrêté et me suis approché. Le bruit environnant s'est effacé pour céder la place à ton espace.


Comme d'autres avant toi, je vais te garder une place au fond de moi. Pas de jalousie ou de possessivité avec cette magie, ce n'est pas te souiller que de vouloir partager cet instant de sérénité.



Jo - interférence

"partir" - Ben Oncle Soul.


fais ta version

"Je n'aime pas les gens indifférents à la vérité". Pasternak dans HHhH.

Si l'actualité vous touche au point de porter un jugement sur les récents éléments de l'attaque du bateau des ONG par l'armée israélienne, ne vous laissez pas embarquer par l'"information" et la ferveur populaire mais construisez plutôt votre opinion sur des éléments concrets pourtant présentés aux premières heures, puis occultés au fil des jours pour gommer l'impartialité qui fait parfois défaut aux relayeurs de l'information... ceux-là même qui fabriquent l'opinion.

(rdv au moins jusqu'à la minute 2.24)
http://www.dailymotion.com/video/xdirfw_armee-israelienne-attaque-le-bateau_news
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Et puis, si tu fustiges la fuite de BP et toutes ces méchantes compagnies qui font du fric sur ton dos,
- qui font transiter leur merde par bateau,
- qui polluent les oiseaux,
- qui sont des catastrophes écolos,
commence donc par changer tes habitudes, pauv' nigaud.

Les dérivés du pétrole : le bateau qui va t'emmener cet été briller à Porto Vecchio, ton iPhone et/ou ton iPad, tes ordinateurs/climatiseurs/fibres synthétiques/déodorants/crèmes/
vernis/ teintures pour cheveux/parfums/capsules de vitamines/chewing gum/ballon de foot et pleinnnnn d'autres éléments indispensables à ta survie.
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Puis si après ça t'es arrivé jusque là,
viens je t'emmène avec moi /
devant un verre de rosé sous cette chaleur d'été /
on recomposera la vie avec philosophie /
ton esprit ne sera plus à la peine sous les mots de l'Oncle Ben /
on se laissera porter vers de nouvelles pensées, bercés par de nouvelles idées /
et gommer sans coup férir ce qui pourrait nous faire souffrir, yeaaaaaah !






Jo - facteur

6 juin 2010

baby sitter

J'adore les enfants.

Pas tous.

Mon âge me permettant dorénavant de retrouver ceux que j'ai connu petits, je constate un fait qui se révèle devenir une évidence : quand t'es sympa petit, tu restes sympa quand t'es grand ; puis quand t'es con...

Nul besoin de sentiment d'empathie pour saisir quelques points révélateurs cruciaux dès l'enfance, la spontaneité laissant transparaître l'âme avant que l'âge et l'expérience ne la masquent partiellement. M
ême s'il s'agira pour certains du combat de leur existence, fuyant la transparence et jouant sans relâche le rôle qu'ils s'attribuent jusqu'à en convaincre leur subconscient... Notre propre expérience de la vie et les différents témoignages recueillis aux détours de celle-ci nous renvoient à l'évidente constation que, quelquesoient l'âge, le rang, le titre ou l'image qu'elles présument représenter, les grandes personnes retrouvent un comportement enfantin dans la gestion des conflits lorsqu'elles sont poussées à bout, brisant ainsi l'affligeance de leur vitrine.

Indépendamment des situations qu'il va rencontrer pour se former, l'éducation ne construit pas un enfant. Il ne fait qu'arrondir les arêtes d'un mental antérieurement moulé, dont la trame est déja établie et pour laquelle toute tentative de déviation se révèlera vaine quelquesoit la conviction et le talent de l'éducateur.

C'est mon avis.


A l'évidence, on souhaite le bonheur de tous les enfants, mais de là où il se trouve en ce moment, s'il y en a un qui peut être tranquillisé du parcours de sa progéniture, c'est bien LE Serge. En 1985 dans une interview-télé, il balaie d'un trait le ton humoristique de la question d'Ardisson, en adoptant une expression grave pour répondre : "si elle fait ça, elle me tue. Charlotte ne se shoot'ra jamais !".
Depuis sa première apparition à 13 ans où elle dégageait déja cette beauté mélancolique alliant souffrance, silence, prestance et nonchalance, d'après ce qu'on sait d'elle aujourd'hui, elle semble représenter ce qu'elle incarnait.

Son dernier clip ici où elle fait tout de même état d'une surprenante souplesse "Avatarienne" ! :



Jo - sale gosse
30 mai 2010

après la croisette


L'effet escompté s'est produit lors de sa présentation, et malgré ses appels à l'accalmie, Rachid Bouchareb ne convainc pas complètement quand il ramène le tollé soulevé à Cannes à une simple scène de 6 minutes d'un film de cinéma. Lorsqu'il monte les marches du Palais des Festivals pour présenter son film sous bannière et musique algérienne, on peut estimer en toute objectivité que la volonté d'apaisement ne fasse pas réellement partie du scénario du jour.

http://www.youtube.com/watch?v=fiYnJwfijBo

Mais que s'est-il passé ce 8 mai 1945 à Sétif en Algérie pour que des manifestants, dont le maire de Cannes en tête, tentent de pertuber la première diffusion de "Hors la loi" ?
La formidable machine internet offrant la possibilité de nous informer en quelques clics, voici une synthèse des faits relevés:
"L’épisode est aujourd’hui bien connu, à défaut d’être longuement traité dans les manuels scolaires. A l’occasion du défilé de la victoire sur le nazisme et les puissances de l’Axe, des manifestants algériens réclament pacifiquement l’indépendance et le retour du nationaliste Messali Hadj, déporté au Congo. Le cortège est brutalement dispersé par la police française et un manifestant brandissant le drapeau algérien est tué d’une balle dans la tête par un commissaire. La manifestation dégénère en émeute contre les colons européens, dont 28 sont tués dans des conditions atroces ce jour-là. Pendant un mois, l’armée, appelée en renfort, réprime dans le sang l’agitation qui a gagné d’autres localités. Sétif est bombardé par la marine, l’aviation mène des raids. Des villages sont attaqués à l’automitrailleuse et des milices de colons participent au massacre. Au final, une centaine de colons ont été tués d’un côté, 8 000 à 20 000 «indigènes» de l’autre."


Ce qui est indéniable durant cette période algérienne, c'est que les forces françaises n'ont pas fait montre d'une grandeur à la hauteur de leur rang. La sauce des politiques et des militaires ayant tourné au vinaigre, taire des faits pourtant avérés, c'est mentir à ceux qui en souffrent encore à ce jour, attisant des désirs de vengeance menant parfois jusqu'à la haine.
Mais monter un film de cinéma dans le prolongement d'un succès qui traitait déja du sujet et ne pas revendiquer des recherches historiques sérieuses, il y a quand même une petite faille dans la crédibilité des bonnes intentions du réalisateur ( http://www.youtube.com/watch?v=vy1PF7lKpzc&feature=related)

Et puisqu'il parle de budget, plus de 20 millions d'euros ont été réunis. Parmi ses financeurs figurent France 2 et France 3, Canal+, Studio Canal, Kiss Films – la société de Jamel Debbouze –, la région PACA, l'ACSE, Ciné-cinéma et le CNC. L'apport venant d'Algérie ne représente qu'environ 20 % du budget mais c'est sous sa bannière que le film est présenté.

"Que le passé ait été glorieux ou calamiteux... Que les souvenirs soient tristes ou joyeux et parce que ce n’est jamais une bonne solution que d’occulter des pages du "grand livre de l’histoire"..." m'écrit Hocine Hayachi (fils d'Algérien, écrivain romancier à Vallauris), lors d'une récente correspondance qu'il a titré "écouter, accepter,comprendre, tolérer, et surtout pardonner".

Alors, la réponse d'apaisement à une actualité déja bouillante doit-elle prôner la transparence, le déni ou le silence ? "Crever l'abcès" invoque R. Bouchareb dans son interview, certes, mais pour focaliser sur une zone de pus, il faut déja que la magnitude soit de faible intensité sous peine de fragiliser les étages d'un hôpital déjà bien vacillant.

Un mot par ci, une action par là et pas véritablement d'appel au partage et à la fraternité dans les comportements. Imposer avec force une communauté et exiger des efforts d'acceptation de la part de leur hôte ne peut qu'aboutir à une certaine forme de rejet qui mènera irrémédiablement à un clash.

Mais grâce à Dieu, Allah, Jésus-Christ et Mahomet, l'avenir ne me donnera pas raison.

Heureusement...




Jo - inch'allah
24 mai 2010

sans sens



 Je retranscris ici un paragraphe d'une lecture récente dont le chapitre traite de notre perception des opportunités :
"il y a eu une expérience menée récemment en Europe qui visaient à soumettre à une épreuve des volontaires dont certains se disaient chanceux et d'autres pas. Chacun se voyait confier un journal et on lui donnait quelques minutes pour compter le nombre précis de photos publiées à l'intérieur. Au bout de quelques pages, un encart assez grand apparaissait au beau milieu du journal, indiquant en très gros caractères : "inutile de compter, il y a 46 photos dans ce journal".
Les gens qui se disaient chanceux se sont tous arrêtés à la lecture de ce message. Ils ont refermé le journal et annoncé au chercheur : "il y a 46 photos"
Les autres ont continué à compter jusqu'à la fin et quand on leur a demandé pourquoi ils n'avaient pas tenu compte de l'encart, ils ont tous dit : "Un encart ? Quel encart?" Aucun d'eux ne l'avait vu."





Jo - brèche
22 mai 2010